Logiciels et services : les observateurs redoublent de pessimisme

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En France, Pierre Audoin Consultants est sur le point de revoir ses prévisions à la baisse

Pour tous les économistes, l’année 2009 pourrait être pire que prévu. Le secteur informatique n’échappera pas au marasme, plombé par des investissements d’entreprises en baisse. Du coup, les prévisions déjà moyennes pour l’année prochaine pourraient être rapidement revues à la baisse.

“Si les budgets informatiques ou les renouvellements de contrats de services sont gelés dans les tout premiers mois de l’an prochain, il n’est pas exclu que nous soyons amenés en février à réviser à la baisse nos prévisions de croissance pour 2009. Nous le verrons à l’issue de nos enquêtes de janvier”, confirme le vice-président du conseil de surveillance de PAC (Pierre Audoin Consultants), Jean-François Perret, dans un entretien aux Echos.

Et de poursuivre : “Si les ventes de logiciels fléchissent, ce sont des projets en moins six mois plus tard. Les budgets vont être hyperflexibles et des projets vont être mis en attente”.

Fin octobre, le cabinet d’études tablait sur un marché des dépenses informatiques divisé par deux avec une croissance de 1,3% en 2009, contre 3% pour 2008 et 3,1% pour 2007. Pour les logiciels et services, la croissance devrait se situer à 3,4% en 2009 contre 5,8% un an plus tôt.

Selon PAC, la conjoncture devrait bénéficier aux prestations récurrentes alors que les logiciels (applicatifs, outils…) et prestations intellectuelles (conseil et intégration de systèmes) devraient subir en 2009 un ralentissement de 3 à 4 points par rapport aux niveaux de 2008, l’infogérance et la TMA devraient continuer à croître aux mêmes rythmes observés cette année.

Un constat assez proche de celui du Syntec Informatique. Le syndicat professionnel estime que le marché des logiciels et de services progressera de 2 à 4% au premier semestre 2009. “Il faut toutefois rester prudent pour 2009, le contexte économique est particulièrement tendu” commente Jean Mounet son président. Il précise, “néanmoins, ce sera vraisemblablement un des secteurs les plus dynamiques de l’économie française l’année prochaine“.


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