Logiciels ‘supply chain’ : seulement 4% d’utilisateurs satisfaits?

Régulations

Les logiciels de ‘supply chain’ (gestion des chaînes d’approvisionnement) ne font pas que des heureux. Selon une étude, bon nombre d’entreprises restent sceptiques sur leur efficacité et légitimité

Bon nombre d’enquêtes concernant la ‘supply’ chain montrent que les logiciels de cette famille, s’agissant notamment de leurs performances, suscitent moins d’enthousiasme. Parmi les nombreuses personnes interrogées, la majorité considère que les implantations supply chain n’ont pas fourni les bénéfices espérés. Seuls 4 % avouent avoir obtenu exactement ce qu’ils demandaient et si ce chiffre est le double de celui constaté en 2004, il suggère néanmoins que la plupart des entreprises sont sceptiques quant à la performance de leur systèmes ‘supply chain’.

Et pourtant les perspectives d’avenir s’avèrent prometteuses, puisque la moitié des entreprises en tirent déjà profit, tandis que 39 % espèrent en tirer des gains à brève échéance. Pour rassurer les acteurs du marché, notons toutefois que la plupart des entreprises vont continuer à investir dans ces outils. Un peu plus d’un tiers d’entre elles ont décidé de dépenser plus que ces trois dernières années, 28 % d’entre elles se cantonnent à investir la même somme d’argent. Seules 20 % d’entre elles ont décidé de réduire leurs investissements. Le plus grand handicap pour tirer parti de ces outils tient avant tout à l’inflexibilité des processus internes (52 %) ainsi qu’au manque d’implication du management (38 %). Il y a toutefois des problèmes particuliers liés à la fréquence à laquelle les entreprises peuvent ajuster leur supply chain pour pouvoir répondre aux nouveaux besoins. Un quart d’entre elles (27 %) déclarent qu’elles ont été obligées de remettre en chantier leur supply chain pour en faire la réingénierie il y a moins de six mois, tandis que 14 % supplémentaires ont dû complètement repenser leur stratégie au cours des 12 derniers mois. Une autre tranche de 24 % a dû s’y mettre au cours des deux dernières années. Les entreprises doivent s’adapter à un environnement dans lequel le changement arrive à une fréquence de plus en plus importante. 52 % d’entre elles soulignent que le cycle de vie de leurs meilleurs produits ou services est désormais plus court qu’il ne l’était trois ans auparavant, tandis que les trois quarts précisent que leurs produits et services sont aujourd’hui mieux adaptés aux souhaits particuliers de la clientèle voire même totalement personnalisés. Au-delà de cette vague de fond, les principales raisons pour lesquelles les entreprises modifient leurs systèmes supply chain sont la nécessité de réduire les coûts (un argument cité par 76 % entre elles) et le désir d’améliorer le service (60 %). Les services en ligne émergent en tant que composante clé des nouvelles stratégies supply chain, 69 % des entreprises utilisent désormais le Web pour effectuer leurs transactions d’achat, 55 % pour gérer leurs commandes, 51 % pour vérifier l’état d’avancement de celles-ci, 41 % pour gérer les fournisseurs et 41 % également pour placer des ordres d’achat ou de vente. La majorité des personnes interrogées (82 %) vont ainsi utiliser le Web pour leurs activités supply chain l’année prochaine, même si 62 % déclarent qu’il leur sera nécessaire de remettre à plat leurs processus métier, ce qui constitue quand même un handicap certain à l’utilisation fructueuse du Web. On ressent également des soucis sur la sécurité de l’outil (55 %) et la disparité des pourcentages d’utilisation de services en ligne entre les fournisseurs (48 %) et les clients (41 %). En termes de prospective, les entreprises sont toutefois plus positives à propos de deux nouvelles technologies. 1/5 d’entre elles ont déjà fait un investissement sur des outils APS (Advanced Planning System) , la même proportion envisageant de le faire au cours des prochaines années. Quant à la RFID, elle s’avère un choix encore plus populaire, un peu plus d’un tiers (36 %) des grandes entreprises déclarant avoir déjà fait un investissement dans ce secteur ou envisageant de le faire très rapidement (21 %).


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