L’ultime recours du hacker McKinnon épuisé

Sécurité

Le dernier épisode de la saga du pirate chercheur d’Ovnis ? Le service de justice de la Cour britannique a rejeté sa demande, il devrait être jugé aux Etats-Unis

Depuis 2002, le pirate américain Gary McKinnon tente de faire entendre son cas afin d’éviter son extradition vers les Etats-Unis. Celui qui se fait appeler le chasseur d’ovnis pourrait bien avoir utilisé tous ses recours devant les juridictions anglaises.

Celui que les autorités américaines surnomment le pirate le plus dangereux du Net allait même jusqu’à admettre avoir violé des lois britanniques afin d’éviter une lourde peine américaine. Il faut dire que cet écossais de 42 ans avait fait très fort. Il est accusé par les services américains d’avoir piraté pas moins de 97 ordinateurs de la NASA et du département de la Défense des Etats-Unis.

Un pied de nez intolérable pour les autorités de l’Oncle Sam qui comptent le condamner à pas moins de 70 ans de prison. D’autant que la ligne de défense du hacker est des plus sibylline. Il a avoué le but de ses ballades sur le réseau : trouver des traces eventuelles de vie extra-terrestre.

Cette fois c’est donc le Crown Prosecution Service (CPS) qui a rejeté sa demande. Ce service non-ministériel est compétent pour juger des affaires de nature criminelles commises sur le territoire anglais et gallois. Pour autant, la juridiction a établi qu’elle n’était aucunement compétente pour juger du cas du hacker. L’avocat de Gary McKinnon a expliqué que pour le CPS le meilleur endroit pour être jugé restait le sol américain. La juridiction de la Couronne britannique met donc en échec le système de défense du pirate basé sur le Computer Misuse Act de 1990 et selon sa déposition reconnaissant les faits.

Le Crown Prosecution Service a estimé que les éléments portés au dossier ne sont pas aussi probants que ceux présentés par les Etats-Unis. A l’appui de leur argumentaire, le service a estimé que les dégâts ont été causés sur le sol américain et que la compétence leur revenait de droit.

Sauf accord politique, toutes les voies de recours juridiques semblent désormais utilisées afin d’éviter à McKinnon d’être extradé vers les Etats-Unis.


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