LYON: la ville lumière ou l’éclairage public à l’heure ‘high-tech’

Régulations

Qui connaît les sources lumineuses du futur? Celles à iodure métallique, par exemple? Ou encore les ballasts électroniques à induction, ou le pilotage par horloge astronomique… La ville des festivités “Lumière” nous éclaire la lanterne!

Lyon – La 3ème édition du Salon Lumiville à Lyon (Ville-Lumière oblige!) a permis de faire un point sur les technologies séduisantes et sophistiquées qui, dans l’éclairage public, attestent de la convergence entre courant fort, courant faible, réseaux radio, et télégestion… Les responsables des infrastructures publiques ont découvert de nombreuses innovations s’agissant des sources lumineuses: celle à iodure métallique (chez Osram, par exemple). Ou un concept de ballasts électroniques à induction (chez Sogexi).

Trois préoccupations chez les urbanistes Ce Salon, unique dans sa spécialité, a mis en évidence, dans ses tables rondes, trois grandes préoccupations, en ce domaine: – l’impérieuse nécessité de réduire les coûts d’énergie liés à l’éclairage public. Ils seront aidés pour cela par des systèmes électroniques de plus en plus sophistiqués. Ceux-ci permettent déjà d’abaisser la tension délivrée au niveau des armoires électriques (solutions Lubio de Schneider Electric, ou Orbis d’AMTE) ou à hauteur de chaque lampe (Lumandar GTE d’Honeywell). Cette dernière solution serait la plus souple pour le contrôle de l’énergie dépensée, mais elle représente un investissement nettement plus important (de l’ordre de 100 euros par lampe…) ; – l’accélération technologique dans ce domaine: utilisation de technologies radio ou courant porteur (CPL, courant porteur en ligne) pour la télégestion… Il en résulte un télescopage qui pose la question du cycle de vie des investissements (il est de l’ordre de 10 à 15 ans, voire plus) ; – la volonté de gérer au plus près à la fois le parc et les dépenses est omniprésente. Les logiciels de gestion et de maintenance se développent (tels que la solution e.Candéla d’Atlog, fonctionnant dans un environnement 100% Internet sur base de données Oracle). Et, ici, le débat “gérer soi-même/faire gérer” est capital. Des sociétés de services se sont établies sur ce marché et intègrent, elles aussi, les dernières technologies, telles Citeos (filiale de Vinci) qui propose à ses villes clientes un accès Extranet permettant de suivre et d’analyser les demandes d’intervention? Maîtriser les coûts, faire ou faire faire, intégrer les avancées technologiques? Pour ce qui est de ces grandes questions, rien de neuf sous? les lumières -même si elles sont artificielles et télégérées via GSM et SMS.

Claude Baratay, consultant (c)


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