Mainframe : une modernisation portée par le cloud et le software

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Approche agile, devops, cloud… 6 décideurs IT sur 10 ont engagé un processus de modernisation/migration de leurs applications mainframe.

La pénurie de compétences et l’ascension d’alternatives cloud jugées plus flexibles poussent davantage d’organisations à repenser leur approche des grands sytèmes, voire à s’en départir. C’est ce que conclut une enquête (Mainframe Modernization Survey 2018) publiée par Microsoft et l’éditeur suisse du « software defined mainframe » LzLabs.

À leur demande, 500 décideurs IT d’entreprises et administrations utilisant de grands systèmes ont été interrogés par le cabinet d’études Vanson Bourne. France, Allemagne, Autriche, Suisse, Royaume-Uni, États-Unis et Canada sont couverts.

Premier constat : tous les répondants ou presque (99%) considèrent les applications installées dans le mainframe de leur organisation comme importantes pour l’activité et les services proposés par l’entreprise. Ces applications mainframe sont même « hautement critiques » aux yeux de 29% des responsables IT interrogés.

Cependant, 84% déclarent qu’il est difficile de modifier ces applications dans le mainframe existant. Ce manque de flexibilité limiterait la capacité du service informatique à innover pour 71% des managers.

Ils sont aussi nombreux (69%) à estimer que les coûts du mainframe impactent négativement le potentiel d’innovation. Au risque de perdre du terrain sur la concurrence…

Dans ce contexte, 95% des décisionnaires s’inquiètent pour l’avenir de leur environnement mainframe. Ils redoutent en priorité de ne pouvoir se départir de systèmes hérités (Legacy) ou de se trouver dans l’incapacité de suivre le rythme des demandes des métiers.

Ils pensent, par ailleurs, que les grands noms du mainframe (IBM en tête) réorientent leurs investissements vers les technologies cloud et l’intelligence artificielle

Une adaption s’impose, mais à quel rythme ?

Trois ans pour se moderniser

61% des décideurs IT ont déjà engagé (21%) ou sont en train de lancer (40%) un processus de modernisation informatique. Par ailleurs, 23% prévoient de se lancer dans l’année.

Les organisations qui ont engagé un tel processus estiment qu’il leur faudra en moyenne trois ans pour le compléter avec succès. Elles le font en priorité pour s’assurer que la fonction IT joue un rôle moteur dans l’entreprise (57%). Elles veulent aussi que l’IT dispose des compétences nécessaires pour affronter l’avenir (53%). Car les effectifs de spécialistes mainframe ont fondu de 23% en cinq ans. Les nouveaux entrants étant trop peu nombreux pour compenser les départs en retraite d’experts.

Un sujet sensible pour 95% des professionnels IT interrogés. Aussi, 77% déplorent de ne pas avoir engagé plus tôt ce processus. Alors même que la disponibilité et la modernisation des applications sont considérées comme des priorités absolues.

En conséquence, 85% pensent que les déploiements à venir doivent être repensés. L’approche agile/devops, les technologies open source (96%) et le cloud (une migration du mainframe vers le cloud privé pour 94% du panel) sont les plus souvent cités.

C’est une aubaine pour LzLabs. L’éditeur a en effet développé une technologie (dite SDM) permettant aux entreprises de migrer leurs applications mainframe, sans recompilation du code, ni modification de données, dans un environnement x86, Linux ou cloud.

Enfin, pour les auteurs du rapport : « quelle que soit la stratégie informatique que les organisations adopteront à l’avenir, leurs applications mainframe doivent être maintenues et opérationnelles. Même si le mainframe lui-même ne survit pas ».

(crédit photo © Mark Agnor / Schutterstock)