Mark Zuckerberg (Facebook): «Je sais que nous avons fait plusieurs erreurs»

Sécurité

Taclé par l’Union européenne, boudé par ses propres fidèles, Facebook réagit. Pour continuer à « rendre le monde meilleur », il réajuste sa politique de confidentialité. Merci qui?

La fronde grondait depuis quelques semaines déjà parmi les utilisateurs de Facebook, dégoutés de voir leurs données personnelles étalées aux quatre vents. Alors, Marck Zuckerberg a fait quelques pas en arrière. Pas la grande révolution non plus, mais des explications en guise d’excuses envoyées à un bloggeur américain, Robert Scoble, et une tribune publiée dans l’édition du 24 mai du Washington Post.

« Je sais que nous avons fait plusieurs erreurs, écrit Marck Zuckerberg à Robert Scoble le 23 mai, mais j’espère qu’au final, notre service sera meilleur, et que les gens comprendront que nos intentions sont bonnes et que nous répondons aux inquiétudes de nos utilisateurs. » Si ce n’est pas exactement le grand déballage à l’américaine, on pourrait tout de même verser une larme.

Bientôt, de nouveaux paramètres sur la vie privée

Car il est incompris le réseau social aux 400 millions d’utilisateurs (dont 15 millions en France), et tout le monde est contre lui. Les sénateurs américains, l’Union européenne, pire, même les internautes s’y mettent ! Le 31 mai, ils seront plus de 15 087 (nombre de personnes inscrites à 11 heures le 25 mai) à se désinscrire collectivement du réseau social via We quit Facebook. La seule chose que voulait réaliser Facebook, c’était sa mission, rendre le monde meilleur (!), car plus ouvert et plus connecté.

Manque de chance, les internautes dont les données sont vendues sur le Web n’ont pas toujours saisi la mission sociale du réseau. Ainsi, la création d’OpenGraph, un système qui cartographie les gens, leurs amis, leurs centres d’intérêts via les films qu’ils aiment, les sites qu’ils visitent… n’a pas fait l’unanimité. De même, le Wall Street Journal qui annonce la semaine dernière que le réseau négocie les données personnelles de ses membres avec des entreprises tierces, notamment avec des annonceurs. De quoi décider quelques internautes à sauter le pas, à quitter Facebook.

Rendre le monde meilleur

Conclusion, Mark Zuckerberg reprend les choses en main, il a « compris », indique-t-il dans la tribune rédigée pour le Washington Post. « Compris» que les internautes voulaient « une manière plus simple de pouvoir contrôler leurs informations ». Compréhensif, le jeune Mark (26 ans) s’exécute donc. « Dans les semaines à venir, a-t-il précisé, nous ajouterons de [nouveaux] paramètres sur la vie privée, plus simples d’utilisation.»

La logique Zuckerberienne est en effet implacable : « Si nous donnons aux gens le contrôle sur ce qu’ils partagent, ils voudront partager davantage. Si les gens partagent davantage, le monde sera plus ouvert et connecté. Et un monde qui est plus ouvert et connecté est un monde meilleur. » Simple, non? Au fait, un monde plus ouvert et connecté, n’est-ce pas déjà le principe du web?


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