Mauvaise humeur au Gartner Group

Régulations

Quand le Gartner Group a des humeurs, ce n’est pas toujours très tendre. Même s’agissant de Microsoft. Des comptes à rendre ou des mauvais points à distribuer de temps en temps, pour le principe?

Cela doit être un jeu, bien que cela finisse par ne plus être drôle. “Calomniez, calomniez: il en restera toujours quelque chose”, disait Beaumarchais dans le Barbier de Seville. En l’espèce, il ne s’agit pas de calomnie mais de ce qui s’apparente à un: je te tiens, tu me tiens par la barbichette, un jeu très (trop) subtil entre le principal cabinet d’analyses IT et le principal éditeur de logiciels. En résumé, cela donne: Microsoft c’est rien que des trucs qui coûtent trop cher. En réponse, le Gartner, y font rien qu’à être méchants avec nous. Puis (off), Ouais, mais ils nous font quand même une formidable pub.

+ss+Aujourd’hui, on nous alerte sur les coûts cachés de .NET. L’intention est louable. Ne passez pas impunément à .NET, nous dit-on. Merci du conseil, mais pensez-vous que d’aucuns y soient déjà passés. .Net est tout sauf abouti. Microsoft nous présente comme autant de trophées les premiers clients qui ont migré vers la plate-forme mais sait aussi mieux que quiconque le temps que va prendre la manip’: .NET est un virage qui engage Microsoft sur plusieurs années et aujourd’hui le client final n’est pas la seule préoccupation majeure. L’histoire intitulée les coûts cachés de .NET finalement conclut que la migration de programmes Windows vers .NET pourrait coûter de 40 à 60% du coût de création ex-nihilo du même programme. Nous vous épargnerons les conclusions permettant d’arriver à ce chiffre car “la tête beaucoup mal”. Néanmoins, la lecture attentive de notre confrère Joe Wilcox du CNET montre que Gartner mélange allégrement les choux et les carottes ou enfonce des portes ouvertes (en anglais Open Gates). Au rayon portes, la sécurité est un bon exemple. Mark Driver, l’analyse Gartner cité par notre confrère affirme que la sécurité est un domaine primordial est que .NET ne semble pas l’adresser. Non? En est-il sûr? Nous n’avons pas pour habitude de cogner à tort et à travers mais là vraiment: notre analyste fait là une découverte de première importance. C’est Bernadette dans la grotte de Lourdes. Plus loin, on vous comparera la migration de Windows 9X vers XP ou NT avec la migration de Windows XX vers .NET. On vous expliquera doctement que la migration de Visual Basic vers Visual Basic.Net est moins coûteuse que la migration vers le langage C#. Mais on ne vous parlera pas des mérites comparés de Java et C# (non, cela coco, tu vois c’est une autre étude). Wilcox ne se laisse pas abuser car lui-même précise qu’une autre étude montre que l’usage de C# a doublé en 6 mois. Certes, le langage part de zéro mais il est évident que la plupart des “early adopters” (premiers adeptes) le testent aujourd’hui en partie pour contrer les conclusions de cette étude. Le reste est à l’avenant. Ca coûterait quand même 20% de moins que continuer à employer des vieilles technologies, précise l’analyste. Qui, quoi, Ou? Comment? Quand? Sans doute laisse-t-il ces questions vulgaires à nous autres journalistes. A lire également: Palladium: la nouvelle déesse sécurité de Microsoft (24/06/02) http://www.silicon.fr/a6654Le Gartner refait le coût du PDA (13/06/02) http://www.silicon.fr/a6509Baroud d’honneur contre les licences Microsoft (29/05/02) http://www.silicon.fr/a6202


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur