MCI (suite): nouveau dirigeant -et fraude fiscale ?

Régulations

Deux épisodes, la semaine dernière, ont encore émaillé le feuilleton de l’opérateur mis en cause par ses concurrents. La nomination d’un big boss, -‘Chief operating officer’- et des soupçons d’évasion fiscale…

La semaine avait déjà mal commencé avec l’annonce, par l’opérateur lui-même, d’une contraction des revenus suite au boycott ou bannissement dont il est victime au sein de l’administration américaine.

Dans une communication à la SEC, le gendarme de la Bourse à Wall Street, MCI (ex Worldcom) a fait état d’un manque à gagner de 36 millions de dollars d’ici à fin 2005 si le boycott des services généraux des Etats-Unis est appliqué jusqu’en novembre. Il pourrait alors être levé si l’opérateur prouve qu’il a bien respecté les procédures de contrôle de gestion et l’éthique commerciale. En revanche, si le boycott est imposé jusqu’en juillet 2004, l’impact serait alors considérable: 8 millions de pertes en 2003, puis 105 millions en 2004 et 137 millions en 2005 -soit un total de 250 millions de dollars environ. Et pour corser encore un peu le dossier, voici qu’une information ajoute une douche froide! Selon un groupe d’actionnaires opposé au projet de restructuration, des procédures comptables déguisées auraient permis de soustraire des revenus au fisc américain. Le montant dissimulé serait de 19 milliards de dollars. Enfin, autre rebondissement de ces derniers jours: la nomination d’un certain Rick Roscitt, ancien membre de la direction d’AT&T, au poste de COO, chief operating officer‘ ou directeur général exécutif. Il quitte ADC Telecommunications. Déclaration de l’actuel directeur général de MCI, Michael Capella: “Il connaît bien nos clients et notre activité. Et donc, il sera immédiatement à l’unisson de notre nouvelle culture -orientée vers le service aux clients, l’innovation et l’intégrité


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