Messagerie : le patron de Slack répond à Teams

CollaborationLogiciels

Stewart Butterfield défend Slack face à Microsoft et Google. Il estime que les « petits » éditeurs peuvent faire la différence.

Il y a quelques jours, Microsoft revendiquait 13 millions d’utilisateurs quotidiens de Teams, sa messagerie collaborative, et avoir dépassé Slack.

Sans surprise, Stewart Butterfield, le co-fondateur et patron de Slack, a répondu à ses affirmations. Il a estimé que le succès de Teams n’était dû qu’à son intégration dans Office 365. « Si c’est basé sur une distribution plus importante, je ne pense pas que ce soit vraiment une menace » a-t-il réagi lors d’une conférence à Aspen.

 

Selon lui, une petite société, comme la sienne, crée des liens presque affectifs avec le client, et ça reste un avantage face à un géant qui souhaite se diversifier.

« Des dizaines de milliards de dollars ont été investis dans Bing, et je ne sais pas quelle est sa part de marché aujourd’hui, quelque chose comme 9% » prend-il d’abord comme exemple. 

Avant ensuite d’évoquer Google qui s’est cassé les dents à imposer Google+ aux internautes, avant de finalement l’enterrer en début d’année.

« Je pense que c’est de plus en plus dur » reconnaît-il. « Non pas à cause de Microsoft mais parce que c’est difficile pour nous, vu la taille que nous avons atteint, de continuer à se focaliser sur la qualité de l’expérience utilisateur. Plus vous grossissez et plus c’est compliqué. Si la compétition est basée sur la qualité de l’expérience utilisateur, et c’est dans ce domaine que tous les efforts sont effectués, alors ce serait plus intimidant pour nous. »

Slack a réussi son entrée au New-York Stock Exchange 

La modestie affichée de Stewart Butterfield est cependant un peu feinte. Slack a réussi son entrée au New-York Stock Exchange en adoptant une procédure de cotation directe. Un succès qui la valorise à 25 milliards $.

A l’instar de Spotify, il y a plus d’un an,  Slack a choisi la cotation directe. Un choix inhabituel pour ce type d’opération puisque qu’elle n’implique pas la création de nouvelles actions. Dans ce cas, ce sont les actionnaires existants qui proposent de vendre leurs titres aux nouveaux investisseurs.

L’avantage de cette « formule » est de se passer des intermédiaires habituellement requis, essentiellement les banques qui pilotent l’opération. A l’appui, ce sont quelques millions de dollars économisés.

 

Lire aussi :