La messagerie pro chiffrée Symphony installe sa R&D en France

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Créateur de Symphony (messagerie chiffrée en entreprise) depuis les USA, David Gurlé va implanter un centre R&D au technopole Sophia Antipolis dans le Sud de la France.

Fondé aux Etats-Unis par un entrepreneur français, Symphony propose une messagerie sécurisée plébiscitée par les groupes bancaires.

La “licorne” fait le choix d’établir son nouveau centre de recherche et développement dans le technopole Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes), où elle devrait employer une centaine d’ingénieurs d’ici 2020.

Sera-t-il le porte étendard du mouvement « Reviens Léon », ces entrepreneurs « frenchies » qui, après avoir réussi dans la Silicon Valley, sont invités à revenir en France ?

Fondateur de Symphony, David Gurlé était reçu en toute hâte à Bercy vendredi 12 janvier par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances.

Originaire de Cannes, cet ingénieur de 50 ans, diplômé de l’Esigetel, passé par Microsoft et Avaya, annonçait l’ouverture d’un centre de recherche et développement près de sa terre natale, à Nice Sophia Antipolis.

Déjà implantée à New York, Hong Kong, Singapour, Tokyo, Stockholm et Londres, Symphony emploie 242 personnes dans le monde et compte plus de 303 000 utilisateurs.

Les banques mondiales ont adopté sa solution, suivies par les acteurs de l’assurance, de la santé et les grands cabinets d’avocats.

La société de Palo Alto compte aussi se développer dans les domaines de la justice ou de la défense.

BNP Paribas et Google au dernier tour de table

Dans ces secteurs où la confidentialité des échanges est un élément clé, Symphony proposent une plateforme de messagerie et collaboration avec fonctions de chiffrement  qui pourrait s’apparenter à un Slack ou un Microsoft Teams.

Développant sa technologie en open source, Symphony est nettement moins chère que les solutions d’acteurs historiques comme Bloomberg ou Thomson Reuters (avec qui Symphony a scellé un partenariat en avril dernier).

Ce positionnement a séduit les investisseurs. En mai dernier, la start-up a effectué une troisième levée de fonds de 63 millions de dollars auprès de BNP Paribas ou de Google, atteignant un total de 234 millions de dollars en cumulé.

Un tour de table qui fait d’elle une « licorne », à savoir une société non cotée dont la valorisation dépasse le milliard de dollars.

Sophia Antipolis a été choisie parmi une pré-sélection de quinze sites « en raison de la compétitivité de son écosystème », précise la société qui prévoit d’y recruter une centaine d’ingénieurs.

Symphony mise sur la France non seulement pour ses activités de R&D, mais aussi pour son potentiel de business. Basée à Paris, sa future équipe commerciale interviendra sur l’ensemble du marché européen.

(Crédit photo : David Gurlé, CEO de Symphony via Compte Facebook Symphony)


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