Michael Dell : « Pas de scission ou de ventes d’activité… contrairement à d’autres »

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A l’occasion de Dell World, Michael Dell, fondateur de la société éponyme, s’est réjoui de sa décision de sortir sa société du Nasdaq il y a un an. Pointant les difficultés que connaissent IBM et HP.

Un an après avoir quitté la bourse, opération qui a coûté près de 25 milliards de dollars à Michael Dell et au fonds d’investissement Silver Lake, le constructeur texan tient cette semaine sa première manifestation annuelle – Dell World – depuis que la société est redevenue privée. Et Michael Dell n’a pas boudé son plaisir. « Ils éclatent leurs activités, se séparent des pans entiers de leur business. Et il faut se poser la question : pour qui sont décidées ces opérations ? Aident-elles les clients ? Aident-elles ces entreprises à créer le prochain produit innovant ? », a martelé le Pdg et fondateur du troisième fabricant mondial de PC, faisant référence, sans les citer, à HP et IBM. « Sans même parler du chaos né de ces opérations », a-t-il ajouté. Rappelons que HP vient d’annoncer la séparation en deux entités du groupe, et que IBM se déleste d’activités non rentables comme les serveurs x86 ou la fabrication de puces. Des décisions qui seraient avant tout dues à la pression des actionnaires, si on suit le raisonnement de Michael Dell. Qui explique que son entreprise peut désormais focaliser son attention « au-delà du prochain trimestre, de la prochaine année fiscale ou du prochain actionnaire activiste ». Sujet qu’il connaît bien, pour avoir ferraillé de longs mois contre Carl Icahn lors de la sortie du Nasdaq.

PC : « Là où se signent les vraies affaires »

Bref, pour Michael Dell, ce retrait de la bourse était la bonne décision. Et les résultats de son entreprise le prouveraient. « Nous sommes aujourd’hui l’entreprise IT intégrée qui croit le plus vite dans le monde, et nous sommes en croissance d’une année sur l’autre dans toutes les régions du monde », assure le Pdg et fondateur. Reste qu’il n’est aujourd’hui plus possible d’ausculter en détails l’activité de Dell pour mesurer l’évolution de son activité. Selon IDC toutefois, en nombre de téraoctets, Dell était, dans le monde, le premier fournisseur de solutions de stockage au cours du premier semestre. Avec une croissance de 14 %, là où EMC, HP et IBM étaient en décroissance de 7 % ou plus, a assuré le dirigeant. La branche software connaîtrait, elle, une croissance à deux chiffres d’une année sur l’autre. Par ailleurs, la société demeure le n°2 du marché mondial des serveurs x86.

dell world 2014

Reste le cas du PC, où Dell met en avant sa croissance de près de 20 % sur un an au troisième trimestre 2014… mais sur les seuls Etats-Unis. Solide second dans son pays d’origine, le constructeur n’est toutefois que troisième au niveau mondial, selon les chiffres d’IDC. Au troisième trimestre, ses ventes sur la planète progressent de 9,7 %. Un résultat solide – bien meilleur que le second, HP -, mais qui reste en deçà de la progression du leader, Lenovo (+ 11,2 % sur un an). Reste que l’activité PC demeure au cœur de l’activité de Dell, comme l’a rappelé son fondateur. « Il y a un an ou deux, de nombreux commentaires estimaient que le PC était mort. Mais nous pensons toujours que c’est autour du PC que se signent les vraies affaires. »

Dell devrait profiter de son événement annuel pour dévoiler un système à architecture convergée, PowerEdge FX, qui combinera puissance de calcul, réseau et stockage dans un design extrêmement dense. Une annonce dans la lignée des récents accords de partenariats signés par Dell avec Red Hat et Microsoft, et visant à offrir des appliances facilitant le déploiement de Cloud privés (respectivement sur OpenStack et Azure).

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