Micropaiements : un marché de 11 milliards $ d’ici 2009

Régulations

Les paiements de moins de 5 dollars via Internet et les portables devraient connaître un taux de croissance annuel de 23 % pour atteindre 11 milliards de dollars d’ici 2009 -estime une étude du TowerGroup

La crise des ‘dot-coms’ avait signé l’arrêt de mort de nombreuses tentatives de paiement en ligne pour des sommes de faible importance. Or, il se pourrait bien que l’on assiste à un renversement de tendance: les arguments concernant le potentiel des ‘micro-paiements’ ttransactions inférieures à 5 dollars) via le téléphone portable et Internet sont confortés. L’accent est mis sur la meilleure manière de minimiser les frais de traitement ainsi que ceux liés au service client, ceci afin de garantir une certaine profitabilité pour des transactions de très faible valeur.

Micropaiements : une croissance à deux chiffres La nouvelle étude menée par le TowerGroup constate que plusieurs tendances positives commencent à se manifester, ce qui devrait déclencher la demande et l’utilisation des micropaiements pour certains types de transactions. Certes, la demande se focalise surtout sur certains domaines, notamment ceux liés aux contenus. Mais les fondations seraient bien implantées désormais pour une croissance rapide et tangible de cette catégorie de vente. Comme le souligne l’éditeur Kountz, senior analyste du TowerGroup : “La technologie est enfin prête pour contenter tout le monde, idem des réseaux et du ‘roaming’ qui permettra, notamment via l’utilisation des cartes USIM, d’effectuer des micropaiements inter-opérateurs via le téléphone mobile. “C’est pourquoi, suite à une enquête menée auprès d’un millier d’utilisateurs, nous prévoyons un taux de croissance de ce segment de l’ordre de 23 % par an et un montant global de 11 milliards de dollars à l’horizon 2009“. Non pas un, mais des marchés De fait, plusieurs marchés sont concernés par ces microtransactions utilisables via trois canaux différents (et éventuellement croisés) : Internet, le téléphone mobile et les points de vente. Toutefois, le secteur ayant le vent en poupe est surtout celui de la vente de contenu numérique. Ce que recherche ce segment ce sont surtout des solutions rentables qui lui permettent de traiter sans risque un fort volume de transactions, ce dans un délai extrêmement bref. Pour l’heure, le marché global des microtransactions est extrêmement faible, face à celui des transactions en ligne, lequel pèse plusieurs milliards de dollars. Pour 2003, on l’estime, pour les Etats-Unis, a quelque 1,9 milliard de dollars, ce chiffre étant essentiellement dû aux ventes de musique et de publications sur Internet. La part due au téléphone portable n’en représente encore qu’une infime partie: 15 millions de dollars. Elle concerne principalement les ventes de sonneries téléphoniques. Cette indéniable faiblesse tient avant tout au fait que les micropaiements font face à une rude concurrence de la part de nombreux autres systèmes de paiements. Citons notamment: -la facturation directe sur la facture télécoms, -l’agrégation de plusieurs ventes sous forme d’une seule et même transaction, -les comptes prépayés et le transfert direct. Sur les cinq prochaines années, le TowerGroup prévoit une lutte serrée entre ces divers canaux. Et seule quelques-uns finiront par l’emporter en atteignant le seuil critique d’adoption. “La facturation directe va continuer a proliférer dans l’espace mobile, les solutions d’agrégation se focaliseront plus sur la vente de contenus via Internet, tandis que le prépaiement devra se contenter d’un rôle optionnel entre mobilité et environnement d’e-contenu“, précise Kountz. Du côté des institutions financières, on demeure toutefois encore extrêmement prudent et on attend de voir comment ces nouveaux modèles économiques risquent d’impacter les services de paiement actuels. Néanmoins, nombreuses sont désormais les banques à proposer des services de télébanking via portable, un marché qui se développe discrètement, mais à taux constant.


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