Microsoft craint que Bruxelles impose aux fabricants de PC d'intégrer plusieurs navigateurs

Régulations

La Commission européenne poursuit sa croisade contre les monopoles abusifs et la vente liée

La nouvelle enquête de la Commission européenne contre Microsoft fait craindre le pire à l’éditeur. Rappelons que Bruxelles a envoyé à Redmond une déclaration des griefs concernant le lien entre le navigateur Internet Explorer du groupe et Windows.

La Commission estime, dans un avis préliminaire, que le lien entre Explorer et Windows contrevient aux règles de l’UE en matière d’abus de position dominante et que Microsoft s’expose, en cas de confirmation de cet avis, à une amende. Une de plus. Elle y tire les premières conclusions d’une enquête ouverte il y a tout juste un an, à la suite notamment d’une plainte d’Opera Software.

Encore une fois, Bruxelles conteste l’intégration systématique d’un logiciel Microsoft dans Windows, estimant que cette présence bride la concurrence puisque Windows équipe plus de 90% des PC de la planète.

Déjà condamnée en mars 2004 pour des faits similaires, concernant MediaPlayer, la firme craint aujourd’hui une sanction identique. Dans sa déclaration à la SEC (le gendarme américain de la bourse) relative à ses résultats trimestriels, le groupe pense que la Commission va le contraindre à intégrer par défaut plusieurs navigateurs dans Windows et obliger les fabricants de PC à proposer des navigateurs alternatifs. Microsoft pense même qu’il devra payer une lourde amende basée sur son chiffre d’affaires européen.

Pour se défendre, Microsoft souligne qu’aujourd’hui, grâce à Internet, chacun peut installer les navigateurs de son choix. Reste qu’il est toujours impossible pour l’utilisateur de désactiver Internet Explorer, même s’il ne l’utilise pas.

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