Microsoft dénonce le plan ‘Asie/Linux’

Régulations

La firme de Redmond estime que la volonté de la Chine, du Japon et de la Corée-du-Sud d’échapper à Windows serait contraire aux règles de la concurrence…

La contre-attaque de Microsoft ne s’est pas faite attendre. Car il y a presque péril en la demeure. Le 1er septembre dernier, la Chine, le Japon et la Corée-du-Sud annonçaient un accord pour développer conjointement un système d’exploitation qui constituerait une alternative à Windows. Selon la presse nippone, les trois pays s’orienteront probablement vers un système d’exploitation ouvert, comme Linux, et développeront un logiciel bon marché et fiable pour leurs administrations.

Coup de tonnerre à Redmond qui voit ses parts de marché dans ces fameuses administrations grignotées de plus en plus par Linux. Aujourd’hui, Microsoft réagit. Selon la firme, ce projet pourrait porter atteinte aux règles de la concurrence. “Nous voudrions voir le marché décider qui sont les gagnants dans le secteur du logiciel”, a déclaré Tom Robertson, directeur des marchés publics pour l’Asie de Microsoft, dans un entretien par téléphone avec Reuters. “Les gouvernements ne devraient pas être en position de décider des vainqueurs.” Failles et virus Mais c’est pourtant le cas. L’Asie et notamment le Japon insistent de plus en plus sur le manque de fiabilité de Windows. Le ministre japonais du Commerce, Takeo Hirunama, a souligné la longue liste des attaques informatiques et des virus apparus ces dernières semaines qui visaient spécifiquement des failles de sécurité dans le système Windows. Et de conclure qu’il serait utile de “rechercher un nouveau type de logiciel”. Les médias japonais ont d’ailleurs rapporté que le gouvernement nippon serait prêt à investir un milliard de yens, soit 86 millions de dollars, dans le projet et soutiendrait un groupe de constructeurs électroniques pour un projet “open source”. Chez Microsoft, on indique que tous les gouvernements et les utilisateurs étaient soucieux de sécurité et qu’il s’agissait d’un problème concernant tout le secteur: “Pointer du doigt un éditeur particulier et un logiciel particulier ne mène nulle part”, explique Tom Robertson.


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