Microsoft France affirme, avec Virtual Server, le support de Linux

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Ce lundi 3 avril, Microsoft France s’est mobilisé pour faire passer le message: Virtual Server R2 devient gratuit, en prévision de son intégration dans Longhorn. Et, en prime, le support de Linux, est acquis: une petite révolution!

Tout n’est pas surprenant chez Microsoft… Et pourtant! Depuis l’automne 2005, on savait que le géant du logiciel avait formulé ses orientations vers un “hyperviseur Windows”, au sein de son futur serveur de fichiers, nom de code Longhorn, attendu pour mi-2007.

Les prémices de cette nouvelle offre étaient visibles dans la ‘Release 2’ de Virtual server, l’offre de virtualisation des ressources serveur disponible depuis décembre 2005. A l’époque, Virtual Server était proposé à 1.500 voire 2.000 euros pour la version Entreprise, et 900 à 1.000 euros pour la version ‘Standard’. Quelque temps après, le prix a été divisé par 10! -soit 200 euros pour la première et 100 euros pour la seconde! Le message n’est pas bien passé, semble-t-il, car Microsoft France vient de décider d’enfoncer le clou: finalement, le prix est désormais… 0. Tout gratis! Explication? “Il fallait entrer en cohérence avec le fait qu’à terme ce produit sera intégré à “Longhorn”[= le futur ‘Windows server’, qui va relayer Windows Server 2003]et par conséquent sera gratuit“, nous a commenté Eric Nataf, responsable du marketing Windows Server chez Microsoft France. Il est vrai que le géant du logiciel avait annoncé il y a longtemps déjà qu’il y aurait un module de virtualisation dans ‘Longhorn’ -dont Virtual Server était la primeur. “La virtualisation des ressources va devenir une ‘commodité’“, ajoute Eric Nataf. “C’est une autre façon de gérer les ressources, ce qui relève bien de la problématique de tout ‘operating system’. Aujourd’hui, on ne fait que rajouter une couche de virtualisation sur le système d’exploitation“. En pratique, Virtual Server est disponible gratuitement en téléchargement sur le site Microsoft. Et tout acheteur d’un produit Virtual Server depuis le 1er janvier 2006 sera… remboursé! Au fait, qui ont été, qui sont les premiers utilisateurs de Virtual Server, les pionniers? “Ce sont d’abord des responsables de tests, des développeurs. Puis ceux qui ont en charge d’optimiser les ressources serveurs -pour une grande majoritédes systèmes X86, qui, comme le révéle une récente étude du Gartner Group, ne sont utilisés qu’à 12% de leur capacité“, constate Eric Nataf. Le gain obtenu serait spectaculaire: la capacité d’utilisation des serveurs serait rehaussée à 60% voire 70%, soit un bond de 1 à 5 voire de 1 à 10 en termes de ressources “système”. En clair, là où il y avait 5 serveurs, il n’y en a plus qu’un! Le troisième type d’utilisation, moins entré dans les moeurs, c’est une utilisation dans un plan de reprise d’activité, ou PRA, après un “crash”. Dans ce cas de figure critique, Microsoft propose, depuis un certain temps déjà, sa baguette magique: VHD, ou virtual hard disk. 45 grandes entreprises ont adopté ce dispositif, livré depuis octobre 2005 sans royalties! Très utile pour les procédures de ‘back-up’ des données. Ce format VHD est intéressant également en utilisation “normale”. Sa disponibilité en “royalty-free” fait qu’il se répand facilement parmi les développeurs en charge des environnements virtuels. C’est aussi une ouverture à un choix d’outils de sauvegarde, de management, etc. pour les environnements virtuels. Donc, là encore, Microsoft ne chercherait pas à en faire une rente. De toutes façons, beaucoup de responsables “système” en charge de copieuses bases de données critiques, de type ERP, ne sont pas prêts à la virtualisation. “C’est vrai, admet Eric Nataf, ils attendent des outils de management de la virtualisation, la capacité à transporter des applications virtuellement d’un serveur à un autre. C’est le contenu de nos récentes démos de ‘MOM’: à partir de seuils de charge CPU, par exemple, on peut manuellement ou automatiquement faire basculer un traitement sur un ou plusieurs serveurs. On s’oriente bien vers un système de gestion dynamique des ressources”. Le support gratuit de Linux Dans ce contexte de virtualisation sur Virtual Server, Microsoft annonce officiellement qu’il supporte désormais Linux dans les distributions suivantes: – Redhat Enterprise 2.1, 3 et 4 – Redhat Standard Linux 7.3 et 9.0 ainsi que: – SuSE (Novell) Enterprise Server 9 – SuSE Standard Edition 9.2, 9.3 et 10.0 En clair, si vous rencontrez un problème, si vous avez un doute sur l’interopérabilité lors d’une implémentation Linux (via Virtual Server), un technicien… Microsoft vous répond!


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