Microsoft France: une nouvelle page s'ouvre à Issy-les-Moulineaux

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Eric Boustouller, président de Microsoft France, a accueilli la presse sur le nouveau campus d’Issy-les-Moulineaux. L’occasion de marteler les points forts d’une filiale classée “première”. Et de redire les enjeux de Windows 7,  Windows Server 2008 R2, Office 2010…

Chez Microsoft, être en avance sur le calendrier est-il en train de devenir un “must”, sinon un leit-motiv?

Windows 7 arrivera plus tôt qu’on le croyait (confirmé pour le 22 octobre), Office 2010 sera disponible dès février prochain (lire notre article par ailleurs: Office 2010, présentation attendue pour février ). Et la réception de rentrée, pour les journalistes, sur le nouveau campus de Microsoft France à Issy-les-Moulineaux a été avancée à ce lundi 7 septembre…

La course contre la montre se s’arrête pas. Pendant la crise, les travaux continuent. Et, même, ils s’accélèrent, semble-t-il. Ainsi, Eric Boustouller, président de Microsoft France (et VP International) a confirmé l’ouverture prochaine, sur le campus d’Issy-les-Moulineaux, d’un Centre d’interopérabilité (un “interop lab français“) qui doit permettre de réunir les principaux acteurs du secteur SI afin de valider, entre autres, les passerelles entre les univers Open Source et Microsoft. Parmi eux figurent, par exemple, Bull, Citrix, Novell, Red Hat… La question des différents formats de documents ISO (Open XML et variantes..) y sera ouverte, parmi d’autres.

A propos de place publique, la presse a ainsi pu découvrir le nouveau “campus” de Microsoft France, flambant neuf, qui s’est dressé il y a quelques mois à peine, inévitable à la vue des automobilistes -déjà nombreux – à la porte d’Issy, au pied du périphérique parisien: plus de 35.000 m2 de surface, pour accueillir 1.700 salariés de Microsoft déménagés de la rue de l’Université et des Ulis -mais dont 5.000 m2 ont déjà été “réservés aux partenaires“.

Ce nouveau siège rejoint ainsi une zone d’activité tertiaire toute récente où, à quelques encâblures ou quelques ‘hotspots‘ wi-fi à peine, se trouvent pas moins que HP France, Cisco France… (cf. encadré ci-après; tandis qu’IBM France va quitter la Tour Descartes de la Défense pour, au contraire, s’éloigner en direction de Bois-Colombes!).

Malgré le contexte difficile de 2009…

Pour le président de Microsoft France, si crise il y a, elle se traduit en fait par “la poursuite des investissements, et dans beaucoup de secteurs“. Tout en reconnaissant que 2009 s’inscrit dans un “contexte difficile“, fortement impacté le marché des serveurs, entre autres, il s’agit, selon lui, d’une année de transition ou de préparation à des investissements très importants, qui permettront une concrétisation pour 2010.

Cette période est en effet critique pour Microsoft avec le lancement de Windows 7 le 22 octobre mais également de Windows Server 2008 R2, la préparation du lancement d’Office 2010 (sorties annoncées pour février et mai 2010: lire notre article, par ailleurs ).

Mais ce n’est pas tout. Car la nouvelle offre Microsoft 2009-2010 (rappel: son année fiscale démarre le 1er juillet) repose, stratégiquement, sur Azure (l’offre de ‘cloud’, visant d’abord les développeurs, un tournant important car lié à un nouveau modèle économique -celui du Live, cf. WebApps, financé par la publicité, comme chez Google…). Autre enjeu majeur, le nouveau “moteur de décision” (recherche en ligne) Bing (avec tous les espoirs de combler l’écart face à Google, grâce au rapprochement avec Yahoo). En France, est annoncé un premier accord avec l’opérateur de mobiles Bouygues Telecom, qui a décidé de l’adopter.

Les dirigeants de Microsoft France (dont Marc Jalabert présent à la tribune) ont également confirmé le lancement de Windows Phone le 6 octobre prochain (lié à Window Mobile 6.5).

Sans pouvoir (ou vouloir?) donner de chiffres sur la filiale française, Eric Boustouller a martelé que l’année 2008-2009 a été “une année de croissance à 2 chiffres“, enregistrant des gains en parts de marché. Il a infirmé certaines rumeurs: aucun plan social ou plan de licenciement n’est intervenu chez Microsoft France.

La filiale française a été primée par le groupe, en s’inscrivant, pour la première fois de son histoire, au 1er rang des 13 premières “régions” au monde de Microsoft. Les revenus des outils de communication du poste client (desktop communication) ont particulièrement bien “performé”: ils ont été multipliés par 3 en un an (Windows Server à +15%, System Center à +40% et Forefront à +45%). Et à noter deux autres bestsellers, cités par Marc Jalabert: Office Communication Server (OCS) est à +45% et SharePoint Server à +25%.

Pour 2010, les 4 grand leviers seront, sans surprise: Windows 7, Office 2010, Windows Server 2008 et Azure (l’offre ‘cloud’).

Les arguments en faveur de Windows 7

S’agissant de Windows 7, la question a bien sûr été posée: quelles chances le nouvel O.S. a-t-il de réussir son lancement après les débuts pour le moins difficiles de Vista?

L’un des principaux arguments répétés est que le nouveau système d’exploitation -c’est une première historique chez Microsoft – “requiert moins de ressources systèmes “que le précédent Windows. Traduction: le code de Vista a été optimisé, épuré, allégé.

Grâce à la virtualisation, Windows 7 peut exécuter toutes les applications fonctionnant sous Windows XP. Microsoft met son point d’honneur à garantir la compatibilité (d’où l’emphase mise que la création du Centre d’interopérabilité, ou ‘Interop lab’, qui sera inauguré ce jeudi 10 septembre avec la présence de Steve Ballmer soi-même!)

Alors tous les espoirs sont permis. Rien que pour la France, 20 millions de PC seraient “éligibles” pour accéder tout de suite ou presque à Windows 7. Explication: sur les 40 millions de PC que comptent la France, 10 millions utilisent Vista. Sur les 30 autres millions fonctionnant sous Windows XP “au moins 10 millions sont prêts et aptes à supporter Windows 7“. Donc, “50% du marché français peut passer à Windows 7“. Autre argument : la plupart des utilisateurs, particuliers ou entreprises, bénéficient d’une réduction de 35% sur le prix de la licence du nouvel O.S . Et même les particuliers vont s’y retrouver: il leur est proposé de payer “seulement” 150 euros les trois licences pour les foyers disposant de plusieurs ordinateurs à la maison.


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