Microsoft joue très gros à Bruxelles

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Accusé de position dominante, la firme pourrait écoper d’une amende de 3,2 milliards de dollars!

Si le dossier judiciaire de Microsoft aux Etats-Unis semble arriver à son terme, ce n’est pas le cas en Europe. Loin de là. La Commission européenne instruit depuis près de quatre ans une enquête pour abus de position dominante sur le marché des systèmes d’exploitation pour PC, sur le segment des logiciels de diffusion de musique et de vidéo et celui des systèmes d’exploitation de serveurs d’entrée de gamme.

Cette semaine la firme de Redmond passe un “oral” à Bruxelles pour s’expliquer et surtout pour tenter d’infléchir la décision européenne. Il s’agit de la dernière occasion pour Microsoft de décrire son point de vue. Mais les choses semblent déjà entendues. Selon le Wall Street Journal, le premier éditeur mondial de logiciels risquerait de très lourdes pénalités antitrust. Le quotidien se base sur un communiqué de griefs établi par les autorités européennes de la concurrence. La liste est longue… La firme devra revoir ses pratiques commerciales Ce document souligne que les violations de la réglementation antitrust reprochées à Microsoft ont continué après l’accord amiable conclu par le groupe avec les autorités américaines. Si Microsoft ne parvient pas à convaincre les autorités européennes de renoncer à leurs accusations, il s’expose à des amendes qui pourraient théoriquement atteindre 3,2 milliards de dollars et il pourrait se voir contraint de modifier en profondeur ses pratiques commerciales dans le monde entier, explique le Wall Street Journal. Le calcul du montant de l’amende prendra en compte “tous les éléments concernés, notamment la gravité et la durée des infractions” ainsi que “le fait que Microsoft n’ait pas coopéré pleinement avec la Commission, comme le prouve le fait d’avoir fourni à la Commission des informations trompeuses et incomplètes”, ajoute le journal. Windows XP aussi sur la selette

Les autorités européennes de la concurrence étudient des plaintes accusant Microsoft d’avoir voulu étouffer la concurrence en intégrant plusieurs logiciels à son système d’exploitation Windows XP, rapporte le

Financial Times. La Computer and Communications Industry Association (CCIA), qui regroupe des éditeurs de logiciels, des opérateurs de télécommunications et des fabricants d’électronique américains, a déclenché il y a plusieurs mois une offensive juridique contre Windows XP, immédiatement rejetée par Microsoft, qui présente ces accusations comme des “arguments et allégations anciennes”.


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