Microsoft mise sur Facebook pour donner de la visibilité à Bing

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Pour tenter de renforcer la position de Bing sur le marché de la recherche en ligne, Microsoft passe de nouveaux accords avec son partenaire Facebook. Efficace?

La bataille du marché de la recherche en ligne passera-t-il par Facebook? Microsoft en est convaincu. L’entreprise de Steve Ballmer vient d’annoncer l’extension d’un accord avec le premier réseau social mondial qui devrait permettre à Bing de bénéficier des contenus de Facebook. Les utilisateurs de Bing pourront désormais personnaliser les résultats en intégrant les contenus appréciés de leur réseau d’amis, explique ITespresso.fr.

Concrètement, la fonctionnalité «J’aime» de Facebook est au cœur du dispositif. En proposant le référencement des contenus à caractères «sociaux» dans ses résultats, Bing veut encourager la recommandation en complément des résultats fournis par des algorithmes. Une manière de tenter d’améliorer la pertinence des réponses en fonction des requêtes initiales des utilisateurs. Autre point de l’accord, il sera possible de rechercher un membre inscrit sur Facebook depuis Bing. Une fois le profil trouvé, le moteur fournira alors des résultats en se basant sur son «graphe social» (les liens qu’un internaute tissent avec les membre du réseau).

Ces nouvelles fonctionnalités sont réservées aux membres de plus de 18 ans (même si aucun contrôle efficace ne permettra de confirmer l’âge des membres). Les intéressés devront accepter de rendre leurs contenus publics et devront également lier leur compte à Bing. C’est pas gagné, surtout si leur moteur favori s’appelle Google (lequel, en France, détient plus de 90 % du marché).

Ce nouvel accord vient consolider une stratégie initiée en février dernier entre les deux entreprises à travers lequel Bing devenait le moteur de recherche par défaut de Facebook. Rappelons que Microsoft a injecté 240 millions de dollars dans Facebook en 2007 (soit moins de 2 % dans le capital de la société de Mark Zuckerberg).

Malgré ces efforts d’intégration Web 2.0 et un accord stratégique avec Yahoo signé en 2009 et finalisé début 2010, Bing ne parvient pas à briser la domination de Google, qui possède toujours une longueur d’avance avec 66,1 % du marché de la recherche en ligne aux Etats-Unis en septembre selon ComScore. Un score décevant alors que, en août dernier, Facebook figurait en tête des sites les plus visités de la planète selon la liste dressée par Doubleclick Ad Planner (une société de Google). La nouvelle initiative des deux groupes inversera-t-elle la tendance pour Bing?


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