Jean-Marc Monfort (Microsoft) : « SQL Server 2012, avec tout dans la boite »

Nous avons évoqué les dernières annonces sur SQL Server 2012 dans notre article « Microsoft au PASS Summit 2012 : SP1, in memory, Big Data et BI ». Jean-Marc Monfort, chef de produit Microsoft SQL Server, a souhaité revenir et compléter nos informations. L’occasion d’évoquer l’environnement de base de données de Microsoft.

Quelques corrections, tout d’abord. Le PASS Summit n’est pas organisé par Microsoft, mais par la Professional Association for SQL Server (PASS), une association dédiée à la promotion de la communauté Microsoft SQL Server… créée en 1999 par Microsoft et CA. Quant à DQS et MDS, ils sont sortis en avril 2012 et n’ont donc par été intégrés via le SP1.

Silicon.fr : Vous nous confirmez que la BI est bien la principale évolution apportée par le SP1 ?

Jean-Marc Monfort – Le SP1 de SQL Server 2012 tourne principalement autour de la BI et a apporté des améliorations sur la capacité à migrer d’un serveur à un autre. Mais le SP1 n’est pas que l’intégration de correctifs. Nous avons modifié SQL Server pour le doter de nouvelles fonctionnalités de reporting avec PowerView. Chez Microsoft, nous disposons d’un ensemble d’outils décisionnels, de reporting, de dashboard, et d’Excel.

L’add-in Excel Power Pivot dans SQL Server 2008 R2 permettait d’agréger des données provenant de multiples contenus sous forme de tables et de relations entre les tables, sur le modèle tabulaire. C’est un outil apprécié pour les statistiques, qui augmente la capacité d’Excel d’analyser de très gros volumes de données en un temps très court grâce à la compression des colonnes des tables de faits.

Mais Power Pivot restait un add-in très technologique. C’est pourquoi nous avons créé PowerView, un outil web qui repose sur SharePoint. C’est un outil simple, accessible sans rien connaître à Excel, de manière simple et interactive avec SQL Server 2012.

Avec le SP1, nous avons augmenté les fonctionnalités de PowerView, ajouté des camemberts, des cartes… L’accès web sur SharePoint permet d’exporter une présentation dans PowerPoint. Si l’on conserve la connexion aux sources de données, PowerView continue de pouvoir intervenir sur les données. Et nous travaillons avec SharePoint 2013.

Silicon.fr : Excel ne demeure-t-il votre principal outil de BI ?

Excel est une solution, mais ce n’est pas la seule, qui reste destinée aux Power Users. Et avec l’intégralité des fonctionnalités disponibles dans Excel 2013, il devient un outil de BI complet. L’idée est de disposer de l’ensemble de la panoplie BI de Microsoft dans le portefeuille.

PowerView, c’est la BI du dernier du kilomètre, avec un accès simple et interactif aux données. Et le moteur d’analyse d’Excel est PowerPivot. Nous rencontrons une forte attente des clients, et nous sommes concurrencés par des outils de niche, avec des éditeurs différents qui veulent faire de l’intégration.

Avec Excel, le niveau de vision et d’exploration des données est sans précédent. Excel doit atteindre le niveau d’excellence que nos clients attendent.

À suivre en page 2 : Microsoft et le in-memory, SQL Server 2012, xVelocity, le projet Ekaton, et l’appliance PDW 2012

La suite de notre entretien avec Jean-Marc Monfort, chef de produit Microsoft SQL Server : Microsoft et le in-memory, SQL Server 2012, xVelocity, le projet Ekaton, et l’appliance PDW 2012.

Silicon.fr : Microsoft a introduit in-memory dans SQL Server…

Jean-Marc Monfort – SQL Server 2012 est une offre complète, avec tout dans la boite. La force de l’offre de Microsoft, c’est l’intégration. La mise en œuvre est rapide, et pas trop chère, avec un TCO sans surprise.

Le in-memory est déjà très présent dans SQL Server 2012, et avant le SP1. D’abord il y a xVelocity, avec un nouveau type d’index facile à créer qui, plutôt que d’indexer en ligne, indexe les colonnes après une forte compression et s’ajoute sur l’index initial. Son énorme intérêt vient de PowerPivot. La création de l’index, via une requête de type table de fait et sans aucune modification, sera optimisée avec un gain de performance qui pourra aller jusqu’à 100 fois en cas extrême.

Le in-memory existe également dans SQL Server 2012 via le moteur analytique xVelocity, qui permet de créer des modèles tabulaires et non plus des cubes. Il ne nécessite pas d’appliance, marche sur n’importe quelle machine, mais avec la mémoire exploité par PowerView. Enfin, avec Excel le in-memory offre un TCO qui est bien en deçà de la concurrence.

Et il y a notre annonce in-memory du projet Ekaton, pour optimiser la requête sur des tables transactionnelles, avec la compilation des procédures SQL en mode natif, qui permet d’accélérer jusqu’à 50 fois. Nous ne sommes pas nouveaux dans le in-memory, et faisons beaucoup plus sans nécessiter une appliance.

Le premier janvier 2013, la capacité de l’appliance PDW (Parallel Data Warehouse) 2012, qui embarque SQL Server 2012, sera augmentée, dotée de xVelocity in-memory, du nouveau moteur Polybase, des requêtes SQL et de Hadoop, sur les données structurées et non structurées. Avec HP et nos autres partenaires, le coût matériel n’aura rien à voir avec SAP ou Oracle…


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