Midem: le mobile au secours du disque?

Régulations

La vente de sonneries pour portable explose. Suffisant pour consoler une Industrie désespérée?

La grand messe du disque s’est ouvert à Cannes dans un climat morose dominé par l’influence du Peer-to-Peer sur les ventes de disques (voir notre article). Alors que les majors se désespèrent malgré le développement tardif des plate-formes légales et payantes, il y a au moins un secteur qui ravit tout le monde: la musique sur mobile.

Les sonneries pour portables constituent un véritable jack-pot: 3,5 milliards d’euros en 2003 (10% du marché global de la musique). Les jeunes abonnés sont très friands de ce service qui permet de télécharger contre espèces sonnantes et trébuchantes des sonneries personnalisées. Et les majors comptent bien profiter de cette manne. 10% du marché mondial de la musique “La musique sur le téléphone est un levier de croissance sans doute le plus important. le téléphone fait partie des utilisations secondaires de la musique. Nous y voyons un vrai débouché et donc nous développerons cette activité qui constituera une vraie source de revenus”, explique ainsi aux Echos Pascal Nègre, président d’Unversal France Aujourd’hui, avec les mobiles de dernière génération, les sonneries sont polyphoniques et les maisons de disques veulent un partage des revenus plus “équitable”. Jusqu’à présent, ce sont les opérateurs et les prestataires de service (ceux qui vendent les sonneries) qui profitaient le plus de cette nouvelle vache à lait. Ainsi, sur le portail Vodafone Live!, 40% du prix d’une sonnerie téléchargée va dans les poches de l’opérateur et 60% pour l’éditeur qui doit ensuite reverser leur part aux maisons de disque. Avec des sonneries de plus en plus longues et fidèles au morceaux originaux, ce partage pourrait bien être modifié.


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