Mini Seedcamp à Paris : les startups, toutes gagnantes

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La toute dernière session de Seedcamp à Paris a été une fois de plus un succès. Pour les entreprises sélectionnées comme pour les autres

Pour sa troisième édition à Paris, l’incubateur mini Seedcamp s’est voulu plus intimiste. Les nombreuses startups présentes n’ont pas toutes été sélectionnées * pour le grand rendez-vous anglais de Seedcamp mais, de l’avis même des participants, la session a une fois de plus rempli ses objectifs.

Le principe reste le même. Seedcamp se veut un incubateur de startups efficaces. Les jeunes pouces sélectionnées passent plusieurs jours en compagnie d’investisseurs et de ‘mentors’ qui les aident à affiner leurs modèles économiques et leurs projets.

Pour la jeune pouce MxM, l’expérience a été plus que concluante. “Nous avons obtenu des contacts, rencontré des prospects et été confrontés à des investisseurs”, explique Nicolas Toper, gérant et fondateur de la jeune entreprise.

Sa société créée en octobre 2008 a développé une technologie destinée à faciliter les campagnes d’emailing. Nicolas Toper s’explique. “Avec les solutions antispam, il devient de plus en plus compliqué pour les entreprises d’envoyer des courriels (…). Notre technologie permet à leurs e-mails de ne pas être vus comme des e-mails indésirables.”

En fait, les entreprises se connectent grâce à une API sur les clusters de MxM présents dans le monde entier. Les courriels envoyés passent ainsi par le réseau de MxM qui, grâce à sa technologie, contourne les filtres antispam.

La jeune pouce qui compte déjà pour client le site ‘adopteunmec.com’, ne cache pas que “d’autres entreprises sont intéressées, notamment des sites de rencontre et des sites de réseau sociaux”. MxM, dont le chiffre d’affaires est “multiplié par deux tous les mois“, ne recherche pas d’investisseurs.

YoolinkPro, autre startup elle aussi présente au mini Seedcamp, n’a pas été sélectionnée. Une situation qui n’a pas semblé embarrasser son fondateur Sunny Paris, “très content“. “On ne venait pas pour l’argent.” Et pour cause. Yoolink a réalisé en juin 2008 une levée de fonds de 500.000 euros. “Nous voulions avant tout être vus et récupérer des conseils“.

YoolinkPro a développé un service éponyme, à la fois gratuit et payant qui permet aux entreprises de partager des documents et “de constituer une base de connaissance pour l’entreprise” consultables par tous les employés. La plate-forme, assez proche des Facebook et autres LinkedIn, possède néanmoins sa spécificité. “Yoolink est un réseau privé”.

Le service introduit notamment une application de ‘microblogging’, qui permet aux employés de dialoguer très vite, sans passer par leur boîte e-mail. La fonction “nuage de mots” se révèle également intéressante car les utilisateurs peuvent ainsi effectuer des recherches par mots clefs.

Juqu’ici, le pari de YoolinkPro semble avoir payé. 400 entreprises utilisent déjà la version bêta.

Après sa moisson parisienne, le prochain mini Seedcamp se tiendra le 18 mars prochain à Varsovie en Pologne.

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* Les 5 entreprises retenues lors du Mini Seedcamp de Paris sont :

Art and You : une plateforme web déstinée aux acteurs et aux amateurs de l’art actuel et de la création contemporaine

Brainient : une plateforme open source de gestion vidéo

Kwaga : un service sémantique en ligne pour classer et gérer les e-mails

– MxM : un service e-mail

Wozaik : un service de favoris dynamiques


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