Mobile : Linux ne fait pas peur à Symbian et à Microsoft

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De l’eau coulera sous les ponts avant que les OS libres sur mobile ne s’imposent, estiment les deux géants

Google Android, Limo, Lips, Mobilinux Open Framework, Azingo…, les offensives du libre dans le mobile se multiplient. Si les résultats ne sont pas encore probants face aux mastodontes que sont Symbian ou Windows Mobile, selon les études, la part de marché du pingouin dans les OS mobiles varient de 2 à 5%, certains instituts d’études estiment que Linux pourrait à terme détenir une part de plus de 20%, notamment grâce aux efforts de Google et à ses accords avec plusieurs dizaines d’équipementiers au sein de l’Open Handset Alliance…

Mais pour les deux géants qui se partagent le marché des OS mobiles (Nokia avec le consortium Symbian et Microsoft avec Windows Mobile), il n’y a pas le feu au lac. Loin de là. A eux deux, les deux systèmes se partagent aujourd’hui 78% du marché selon Canalys (respectivement 65% et 13%).

“Nous ne sommes pas inquiets”, a déclaré Jerry Panagrossi, general manager des opérations en Amérique du Nord pour Symbian. Pour lui, la fragmentation des plates-formes libres avec des dizaines d’acteurs est actuellement encore trop importante pour être dangereuse.

Si les opérateurs et les fabricants de combinés rechignent à se mettre à l’open source, c’est parce que cette fragmentation entraîne une complexité dans l’intégration et le déploiements des services. Or, les opérateurs ont besoin de plates-formes standards, homogènes, qui permettent de déployer rapidement des services à valeur ajoutée.

Chez Microsoft, le discours est encore plus cinglant. “Il y a plus de plates-formes mobiles Linux que de téléphones Linux”, affirme Scott Rock de la division Windows Mobile.

En février dernier, lors du Mobile World Congress de Barcelone, Nicolas Petit, Directeur de la division Mobilité de Microsoft France y allait également de sa pique contre l’open source mobile et plus particulièrement Android. Je suis un peu sceptique. Si la base d’Android estopen source, chacun pourra ensuite ajouter des couches de personnalisation. Finalement, les interfaces seront différentes et cela posera des problèmes d’implémentation de services. Le coeur est homogène mais ce qui est au-dessus l’est beaucoup moins. Cela revient à faire du Java… Je ne pense pas qu’Android soit en mesure de tenir sa promesse d’homogénéité, or c’est bien ce qu’attendent les opérateurs”.


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