Mobiles au Japon : les ventes baissent… Pourquoi?

Régulations

Le marché japonais des mobiles est arrivé à maturité, c’est à dire qu’il sature: en 2004, les ventes de téléphones portables ont baissé de 10,5% -malgré les renouvellements

Avec un taux de pénétration dans la population de l’ordre de 70%, le marché japonais des téléphones portables commence à faire le plein. Il est devenu en 2004 un marché de renouvellement.

L’année 2003 avait enregistré un boom des ventes grâce aux téléphones équipés d’appareils photo. La photo à haute résolution, le téléchargement de sonneries et le design novateur de certains appareils ont servi de moteur au marché en 2004. Selon l’étude du Gartner au Japon, 43,6 millions de téléphones mobiles ont été vendus dans le pays du soleil levant, l’année dernière, un marché local qui s’est limité au renouvellement. Pour 2005, les ‘smartphones’ dérivés des téléphones (et non plus des PDA) et le téléchargement de fichiers MP3 devraient soutenir les ventes. Gartner avance une fourchette de 42 à 45 millions d’appareils vendus. Le Japon fait office de laboratoire pour de nombreuses technologies de communication que l’on retrouve, plus tardivement, sur les marchés occidentaux. La 3G, par exemple, est déjà implantée, et n’appartient plus au rayon des nouveautés susceptibles de soulever une vague de commercialisation. Les fabricants de téléphones mobiles souffrent donc d’un manque de nouveaux services, qui vient confirmer la phase de renouvellement où est entré le marché japonais. Enfin, selon Gartner Japon, NEC occupe toujours la première place sur l’année, mais s’est fait griller la place de leader sur le dernier trimestre par Panasonic Mobile Communication (Matsushita). Ces deux leaders ont perdu des parts de marché. La concurrence avec Sharp, Sanyo et Sony Ericsson sera rude dans les mois et années à venir !


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