Mobiles: BouyguesTel et SFR progressent plus vite qu’Orange

Régulations

En un an, la France compte quasiment 3 millions d’abonnés en plus. Le taux de pénétration ressort désormais à 73,9%

La France dépasse pour la première fois le seuil des 70% de taux de pénétration pour la téléphonie mobile. Selon les derniers chiffres de l’ART, le régulateur des télécoms, notre pays compte à fin décembre 44,55 millions d’abonnés contre 41,68 millions un an plus tôt pour un taux de pénétration de 73,9% contre 69,1% en 2003.

Dans son observatoire des mobiles, l’ART précise que la croissance nette a atteint 1,681 million de clients au quatrième trimestre 2004 contre 626.800 au trimestre précédent et 1,55 million au quatrième trimestre 2003. C’est Bouygues Telecom et SFR qui ont le plus profité de cette croissance. La filiale de Bouygues comptabilise 7,47 millions de clients contre 6,63 millions en 2003. Surtout, sa part de marché passe de 15,9% à 16,8%. SFR (groupe Vivendi Universal) atteint 15,82 millions contre 14,72 millions mais sa PDM stagne: 35,5% contre 35,3%. Dans un communiqué, l’opérateur affirme prendre la place de N°1 du marché en ventes nettes en 2004 grâce au succès de ses offres multimédia (Vodafone Live). Pour autant, SFR s’est refusé à fournir des chiffres sur l’offre 3G, lancée le 10 novembre dernier, rappelant seulement l’objectif de 500.000 clients à la fin de l’année 2005. Orange compte 21,25 millions de clients fin 2004 contre 20,33 millions fin 2003, mais sa part de marché se replie à 47,7% contre 48,8%. L’opérateur indique par ailleurs qu’il comptait au 31 décembre 18.000 clients à son offre de téléphonie mobile de troisième génération (3G) lancée début décembre en France et en visait 30.000 à la fin du mois de janvier. Didier Quillot, P-DG d’Orange France, a minimisé le recul de sa part de marché sur le parc. “Ce qui nous intéresse, ce n’est pas d’être leader sur les ventes nettes mais sur les contrats, sur la fidélité de la base et sur l’innovation et le futur”, a-t-il dit dans un entretien téléphonique à Reuters. Il a assuré que l’opérateur était leader en ventes brutes avec 4,942 millions de clients recrutés et qu’il avait un taux de “churn” (taux des départs de la clientèle) inférieur à 1% par mois. Il a expliqué que l’effet de base entraînait une baisse de la part de marché. Enfin, l’ART indique que le trafic SMS trimestriel a atteint 3,02 milliards d’unités au quatrième trimestre contre 2,34 milliards un an plus tôt. Le trafic mensuel moyen est de 23,4 SMS par client contre 19,4.


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