Mobiles: la 3G japonaise décolle

Régulations

NTT DoCoMo annonce 4 millions d’abonnés à son service FOMA lancé en 2001

Alors que la téléphonie mobile de troisième génération (3G) est actuellement en phase de lancement en Europe, au Japon ces services qui permettent des échanges de données à haut débit à partir de son combiné trouvent leur rythme de croisière.

Pour les opérateurs européens, le Japon est riche en enseignements. Premier d’entre eux: il ne faudra pas être pressé. En effet, la 3G nippone a mis plus de trois ans à véritablement décoller. Lancée en 2001 par NTT DoCoMo, le service FOMA a pâti d’une couverture géographique limitée, du prix élevé des combinés et de la faible durée de vie des batteries. Des contraintes qui vont également peser en Europe. Mais cette patience est payante. DoCoMo annonce ainsi avoir atteint quatre millions d’abonnés, soit une hausse de 30% par rapport à avril. L’opérateur japonais, le premier au monde à avoir lancé la téléphonie 3G, estime que son service devrait séduire 10,6 millions de personnes en mars 2005. L’opérateur profite de plusieurs phénomènes. La couverture du territoire avance mais, surtout, DoCoMo a commercialisé de nouveaux combinés 3G, les “900i”, premiers appareils dont l’autonomie, le poids et les fonctions sont comparables à ceux de ses modèles de deuxième génération. En Europe, les grands opérateurs commencent à lancer leurs services 3G. En France, Orange et SFR effectuent leurs derniers tests en grandeur nature avant des lancements massifs cet été et cet automne. Mais comme au Japon, la pauvreté et le coût élevé des terminaux alliés à une couverture encore faible risquent de plomber les premières années d’exploitation.


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