Moteur de news: Wikio ouvre ses portes

Régulations

Le dernier né de Pierre Chappaz, fondateur de Kelkoo, est ouvert au public. Il surfe sur la vague de la recherche communautaire sur le Net

Après plus de deux mois de tests, le moteur de recherche d’informations Wikio (www.wikio.fr) ouvre ce lundi ses portes au grand public. Derrière ce nouveau site, on retrouve le très actif fondateur de Kelkoo racheté par Yahoo.

Wikio ambitionne de devenir la référence des internautes européens en termes de recherche d’actualités communautaires. C’est-à-dire qu’il laisse les internautes faire le choix de l’actualité. La voie de la personnalisation est donc ouverte pour les amateurs du genre. Wikio surveille, en temps réel, près de 10.000 sources d’information, ce qui, comparé à Google news, est considérable. Mais ce n’est pas tout: des centaines de milliers de dépêches sont également classées par thématiques (mais aussi par pertinence) puis archivées dans une base de données de plusieurs millions de documents. L’utilisation de nouvelles fonctions du Web (le “Web 2.0”) permet une grande liberté à l’internaute qui peut personnaliser sa page, ou améliorer la pertinence des résultats obtenus, par exemple en utilisant les fils RSS associés à une recherche. Ainsi il se tient au courant des évolutions d’une actualité, c’est une forme d’abonnement à un sujet… Wikio utilise un système qui a fait ses preuves: les opérateurs de recherche. L’utilisation des symboles + et – permettent d’affiner la recherche. Par exemple si l’on cherche des informations sur une société sans vouloir consulter les différents sites de produits du dit groupe, on peut affiner la recherche en excluant par exemple le mot ‘moto’ d’une recherche sur Honda. Ainsi, une requête de type HONDA ?MOTO affichera toutes les informations du constructeur sauf celles concernant la moto? Wikio facilite et accélère la recherche sur la Toile, c’est un fait, Mais il soulève aussi un nouveau problème. Que faire lorsque qu’une source n’est plus d’actualité ou si un éditeur demande la suppression d’une information référencée par le moteur de recherche? Certes, Wikio va avoir l’effet d’un accélérateur de croissance pour ces sites mais il doit permettre aux éditeurs d’ajouter, de modifier, voire de supprimer les pages web référencées. Pour cela Wikio explique sur son blog : “Il suffit qu’un responsable de site envoie un mail à editeur@wikio.com avec ses coordonnées. Un documentaliste le rappellera dans les plus brefs délais pour valider son identité et procéder aux modifications souhaitées.” Le système des tags Surfer de façon intuitive? Rappelons que Wikio est une base documentaire hiérarchisée qui, par définition, organise l’information. Chacune des catégories possède des sous-catégories qui permettent d’affiner les recherches mais aussi d’obtenir un niveau de précision bien supérieur à celle d’un algorithme de recherche classique. Si les résultats sont trop nombreux ils sont classés sous la forme d’une liste. Enfin, Wikio extrait automatiquement les concepts des pages. Ces concepts sont les thèmes du jour, les hommes du jour ou encore les entreprises les plus citées. Les dizaines de concepts qui figurent dans tous les documents sont ensuite triés, et les plus populaires sont automatiquement affichés. Un niveau de pertinence supérieur? Difficile d’en connaître plus sur la méthode utilisée par ce nouveau venu dans l’univers de la recherche sur le Net. On peut cependant remarquer que les informations les plus attirantes sont systématiquement mise en avant. Wikio explique : “un moteur de règles applique sur chaque actualité une pondération en fonction d’un certain nombre de critères. Par exemple, une information trop courte sera sous-pondérée tandis que la présence du mot recherché dans le titre ou le résumé permettra de la sur-pondérer.” Pour cela, les votes et les commentaires des internautes ont une grande importance, et une influence directe sur la hiérarchisation de l’information. Pour autant, se pose la question du ‘pillage’ des contenus réalisés par les journaux et les agences de presse. Déjà, l’AFP a assigné Google News qui reprenait systématiquement ses dépêches sans rien payer…


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