Mutualisation Bouygues-SFR : suppression de 7 000 sites mobiles en vue

Réseaux

La mutualisation des réseaux mobiles 2G, 3G et 4G de SFR et Bouygues Telecom devrait permettre aux deux opérateurs de réaliser plus de 100 millions d’euros d’économies annuelles. Mais pas avant 2017.

Sur les 18 000 sites qu’exploitent SFR et Bouygues pour opérer leurs réseaux mobiles respectifs, l’accord de mutualisation que les deux opérateurs ont signé ce lundi matin va en faire disparaitre plus de 7 000 d’ici à 2017. « Il restera un peu plus de 10 000 sites », nous confirme-t-on chez SFR.

Entre 100 et 200 millions d’économies

Ce qui, à terme, devrait représenter de substantielles économies d’infrastructure pour les deux partenaires. Bouygues Telecom à évoqué une économie de 100 millions d’euros par an. SFR ne se prononce pas. Mais les analystes parlent de 200 millions par an, voire 350 millions pour le cabinet Oddo, cité par La Tribune. Des accords similaires signés en Europe font état d’un taux d’économie pouvant atteindre les 30% sur les coûts opérationnels et d’équipement, soulignait une étude du cabinet Booz & Co.

Des économies qui ne se verront pas avant 2017. Dans un premier temps, les deux opérateurs vont poursuivre leurs investissements. Avec le déploiement de la 4G, « on reconstruit un réseau tout neuf 2G et 3G qui va permettre d’améliorer la couverture indoor et les débits », indique la communication de SFR. Notamment avec le basculement de la 3G sur la bande de fréquences 900 MHz.

Premiers sites mutualisés fin 2014

Le nouveau réseau sera capable de traiter techniquement l’ensemble des plages de fréquences concernées dans l’accord pour acheminer le signal des antennes mobiles vers le cœur de réseau de chacun des opérateurs, qui continueront de gérer leurs fréquences propres. « Chacun gère ses fréquences, et un seul opérateur gère les accès pour le compte de l’autre. » Pas question, donc, pour SFR d’accéder aux antennes 1800 MHz de la 2G que Bouygues exploite en 4G et qui couvrent environ 70% de la population.

Les premiers sites mutualisés, visant à couvrir 57% de la population située hors des grandes agglomérations, seront opérationnels en fin d’année. « On passera en phase de déploiement industriel en 2015-2016. » Pour l’heure, les deux partenaires vont entrer en phase concrète d’échange d’informations afin de recenser « le plus finement possible » les sites visés par la suppression des doublons, voire étudier la création de nouveaux points d’accès mobiles. Un travail dont se chargera la trentaine de salariés de Infracos, la co-entreprise SFR-Bouygues Telecom qui sera chargée de la gestion du réseau mutualisé.

La carte la ma mutualisation des réseaux mobiles SFR (en rouge) et Bouygues Telecom (en bleu) selon les objectifs de 2017 (en gris, les agglomérations de plus de 200 000 abonnés, non convertes par l'accord de mutualisation).
La carte de la mutualisation des réseaux mobiles SFR (en rouge) et Bouygues Telecom (en bleu) selon les objectifs de 2017. En gris, les agglomérations de plus de 200 000 abonnés, non couvertes par l’accord de mutualisation.

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