Mutualiste jusqu’au bout du web – ou presque

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La Mutuelle Générale de l’Equipement et du Territoire envoie un mail à ses adhérents pour les prévenir de leurs remboursements. Et elle développe de nouveaux services, toujours dans l’esprit mutualiste

Les 280.000 adhérents à la Mutuelle Générale de l’équipement et du territoire, MGET, peuvent être avertis par e-mail, lorsqu’ils reçoivent des remboursements. C’est la dernière fonctionnalité proposée par ce portail mis en place en février 2004. Dans un esprit mutualiste, bien entendu. Un an après son ouverture, le site reçoit 13.000 connexions par mois. Pourtant, le pari était loin d’être gagné. En effet, les adhérents ont en moyenne 48 ans, disposent de revenus moyens, et n’appartiennent pas à des catégories d’internautes très connectées. Quant aux salariés de MGET, ils redoutaient de voir leur statut mis en cause par ce nouvel outil.

Web démocratique C’est poussée par la loi sur la décentralisation, que la Mutuelle s’est lancée sur le web. La réforme a en effet fait disperser une partie des adhérents, auparavant regroupés au sein des DDE, les directions départementales de l’équipement, vers les collectivités locales. «Nous sommes une entreprise d’économie sociale. Et nous avons voulu respecter la logique démocratique, y compris sur le web » explique Franck Herzberg, le chef de projet. C’est pourquoi la structure de la Mutuelle est respectée sur le site : chacune des 123 agences locales qui la composent disposent d’une visibilité sur le portail, et gère le contenu la concernant. Par ailleurs, la logique participative passe également par la simplicité. Côté utilisateur, l’interface fait plus part à l’efficacité qu’au délire créatif. Et, côté salariés, les outils de gestion de contenu sont très faciles d’utilisation : il suffit de taper son texte sous Word, dans l’une des 26 ‘templates’ disponibles. Technologie commerciale Techniquement, ce projet mutualiste s’appuie sur une solution bien commerciale : Microsoft content managment server ( CMS 2002), équipé d’ un moteur de recherche avancée Mondosearch (de Mondosoft). «La possibilité d’utiliser le logiciel libre a été évoquée, mais il y a deux ans, nos services techniques ont jugé la solution trop instable. Mais, prochainement, nous allons développer des projets en ce sens. D’autant que c’est le Ministère lui même qui va bientôt basculer en logiciel libre», justifie le chef de projet.


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