NetApp: ‘Nos ambitions sur le marché français’

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Il est peut être l’un des derniers entrants du marché du stockage de données, les ambitions de NetApp n’en sont pas moins déterminées…

La démonstration de la qualité de l’offre de NetApp sur le stockage de données n’est plus à faire. Il lui reste désormais à conquérir la place de marché qu’il y vise…

NetApp a débarqué sur ce marché après ses concurrents -EMC, Sun, IBM, etc. Mais au moment où ses concurrents continuent de miser sur le hardware, l’éditeur s’est focalisé sur le software. Bien lui en a pris ! Les deux principaux reproches faits aux acteurs de ce marché portent sur le prix et la complexité des offres. A l’inverse, NepApp se préoccupe moins du hardware que du software, et propose des solutions logicielles qui misent sur la simplicité. “Nous travaillons énormément à la simplification de notre offre. Nous disposons d’un seul ‘management software’, quel que soit l’environnement installé. OnTAP est intégré de façon privilégiée avec les applications phares du marché, Oracle, SAP ou les messageries de Microsoft“, nous confirme Jaun de Zulueta, nouveau VP ‘channel sales’ de l’éditeur. “Notre action sur le SAN a porté sur la performance et sur le service, dans la ligne de l’attention de nos clients sur les outils de management. C’est là que nous mesurons le ‘gap’ avec nos concurrents, qui, à l’opposé, ont optimisé le hardware.” La qualité de l’offre ne suffit cependant pas, et NetApp doit encore améliorer la distribution de son offre et son service. NetApp est généralement cité pour son partenariat avec Big Blue. “Nous sommes une start-up et nous devons nous appuyer sur de gros distributeurs. IBM n’est encore qu’en phase de démarrage et nous permet de gagner des parts de marché sur les serveurs. Nous avons d’autres partenariats stratégiques, comme Fujitsu Siemens en Allemagne.” En fait, NetApp externalise une grosse partie de ses ventes sur son réseau de partenaires. “Nous leur apportons la plus value d’une solution pour le déploiement d’applications avec des fonctions de stockage SLA uniques sur le marché.” Ces fonctions sont principalement apportées par les SnapFonctions, des modules de commandes d’automatisation de la gestion du stockage qui repèrent les applications en place et définissent les priorités. “Nous définissons des classes de performances, des priorités applicatives à traiter des volumes de données, comme d’assurer la restauration d’éléments d’une base de données ou simplement d’une boîte d’e-mail. C’est ce qui a fait le succès de NetApp, son ROI applicatif combiné à sa simplicité et l’indépendance de sa mise en oeuvre.” Il faut en revanche s’attendre à des évolutions sensibles dans la distribution des produits NetApp. L’éditeur s’est engagé à maximiser son réseau de partenaires (channel), qu’il s’agisse de gros partenaires, de partenaires de proximité, ou spécialisés, nous confie Eric Saillard, le directeur du ‘channel’ NetApp EMEA. Et enfin, dernier élément pour accompagner ses ambitions, NetApp devrait faire évoluer sensiblement son support de second niveau. “Il y va de notre capacité à délivrer des services. Nous serons de plus en plus stricts sur la phase d’accréditation de nos partenaires. Et nous pourrions potentiellement en limiter le nombre…” Toutes démarches d’une start-up qui cherche à évoluer et à se faire une place dans la cour des grands. Il ne manque plus à NetApp qu’à faire évoluer sa gamme. Encore quelques jours d’attente, cela ne saurait tarder !


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