Neuf Cegetel fait disparaître Club-Internet

Régulations

La fin d’une belle histoire de 7 ans…

Club-Internet n’existe plus. Ce n’est pas une surprise, lors de son rachat en juillet dernier (pour plus de 460 millions d’euros), Neuf Cegetel avait indiqué que les offres du FAI avaient vocation a être supprimées pour être remplacées par les siennes. Et dans le même temps, il s’agissait d’intégrer le réseau dégroupé de Club Internet à celui de Neuf.

Objectif : permettre une lisibilité plus forte et surtout générer des économies. « Des synergies vont être mises en oeuvre dans les domaines des dépenses marketing, du revenu par client, des coûts de réseau et d’informatique et des frais de structure », expliquait le groupe en juillet dernier.

En ce début d’année, les choses s’accélèrent. Club-Internet n’est officiellement plus fournisseur d’accès, ses offres ne sont désormais plus en vente. Le portail Club-Internet laisse sa place au portail Neuf Cegetel, développé par AOL (division portail, filiale de TimeWarner). Il est désormais baptisé « Neuf Club Internet ». Les clients actuels du Club (environ 600.000 abonnés) pourront y retrouver leurs services comme le mail ou encore la VOD. S’ils acceptent de migrer vers les offres de Neuf, ils pourront continuer à utiliser le modem haut débit fourni par Club-Internet.

Par contre, il semblerait bien que Neuf Cegetel ait décidé de mettre un terme à MicrosoftTV, le service d’IPTV utilisé jusqu’à aujourd’hui. Le deuxième FAI français entend privilégié sa plate-forme, ce qui paraît logique. C’est par contre une mauvaise nouvelle pour le service de Microsoft qui semble avoir bien du mal à convaincre en Europe.

La fin des offres de Club-Internet marque un nouveau tournant dans l’histoire du Net français. Car la marque faisait figure de pionnier dans le marché. Lancée en 1995 par Lagardère (et dirigé depuis les années 2000 par Marie-Christine Levet qui travaille désormais pour Free) , le FAI aura construit un beau succès dans le bas débit. Pour autant, malgré avoir été un des premiers à lancer des offres ADSL (le 512 kb/s à 45 euros par mois…), il ne sera jamais parvenu à atteindre une taille critique et ainsi menacer un Free ou un Neuf Cegetel malgré d’importantes campagnes de communication et le soutien de sa maison mère Deutsche Telekom (qui l’avait racheté en 2000).

Cible idéale dans un marché en pleine consolidation, Club-Internet n’avait pas les moyens de résister aux trois groupes qui se partagent désormais l’ADSL Français : Orange (6,5 millions d’abonnés), Neuf Cegetel (3,1 millions) et Free (2,7 millions). Seul dernier ‘petit’ FAI du marché, Alice pourrait d’ailleurs bientôt faire ses bagages


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