Nokia Siemens reprendrait l'activité 'sans fil', CDMA et LTA de Nortel

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Si Nortel cède tout à Nokia Siemens, que restera-t-il de Nortel, équipementier canadien?  Et  Ericsson est aussi sur les rangs…

Nortel Networks a annoncé ce 19 juin qu’il allait céder son activité ‘wireless’ (‘sans fil’) à Nokia Siemens Networks, co-entreprise des géants finlandais et allemand. Mais les jeux ne sont pas faits.

Selon plusieurs sources, il est également prévu de céder l’activité d’infrastructure de réseaux mobiles CDMA et LTA.

Rappelons que Nortel, l’un des pionniers parmi les équipementiers télécoms dans le monde, a été contraint de déposer le bilan en janvier 2009, victime de la baisse des commandes des opérateurs télécoms, mais aussi, comme Alcatel-Lucent, des vicissitudes de ce marché et de la concurrence des nouveaux géants chinois Huawei et ZTE, notamment.

Le prix et le périmètre exact de la transaction engagée avec Nokia Siemens Networks n’ont pas été communiqués. Mais il est clair que l’activité CDMA de Nortel et ses actifs LTE font partie des discussions.

Le montant de la cession s’élèverait à 650 millions de dollars. Mais d’autres, comme Ericsson ou un fonds d’investissement sont également en lice.

Cet accord permettrait à Nokia Siemens Networks de conforter sa présence en Amérique du Nord. La co-entreprise européenne deviendra ainsi “le plus important fournisseur d’équipements pour les réseaux sans fil en Amérique du Nord“, déclare un communiqué.

Il est vrai que, bien que vieillissante, la technologie CDMA, concurrente de l’UMTS, reste prédominante en Amérique du Nord. Nortel détiendrait 30% de part de marché sur le CDMA, derrière un autre géant, Alcatel-Lucent.

La plupart des grands opérateurs, comme Verizon Communications, envisagent de basculer vers la technologie des mobiles dite ‘LTE’, nouvelle norme pour les très hauts débits sans fil.

Une fois ces activités mobiles cédées, ce qui va représenter la reprise de 2.500 salariés environ, que restera-t-il de Nortel? Il semble bien, hélas, que l’on s’oriente-t-on vers une mise en liquidation pure et simple. Triste mais probable épilogue de ce géant des télécoms qui fut, à une époque, valorisé jusqu’à 250 milliards de dollars!

En 2008, le groupe a subi de très lourdes pertes: 5,8 milliards de dollars, alors que sa dette pèsait déjà 4,5 milliards.

En France, fin mai, la liquidation de Nortel Networks SA, filiale de Nortel France, a déjà été prononcée. Faute de repreneur, elle sera effective fin août et implique la suppression de 480 emplois.


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