Avec ses nouveaux serveurs, Lenovo confirme son ambition…

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Lenovo fabrique des serveurs depuis 17 ans… pour le marché chinois. Il s’attaque désormais aux marchés occidentaux.

Lenovo, premier fabricant chinois de PC, et qui brigue la place de numéro un mondial, a profité de l’IDF (Intel Developer Forum) pour présenter trois nouveaux serveurs équipés de la dernière génération des processeurs Xeon d’Intel, et fer de lance de sa stratégie de conquête de l’occident.

Affichant fièrement le logo ThinkServer, ces nouveaux serveurs sont : 2 tours, ThinkServer TS140 et TS440, équipées du processeur Intel Xeon E3-1200 v3 et de capacités de gestion à distance Intel AMT 9.0 , qualifiées d’abordables ; un serveur ThinkServer 2 sockets en rack, qui ne porte pas encore de nom, mais qui embarque 1 ou 2 processeurs Intel Xeon E5-2600 v2.

Ces machines ciblent le marché des PME et des entreprises moyennes.

Lenovo met la gomme…

Lenovo donne un coup de pied dans la fourmilière des fabricants de serveurs, HP, Dell et IBM en tête, en s’attaquant frontalement au seul segment qui affiche encore de forts potentiels, les serveurs d’entrée de gamme. Et comme le dit Yang Yuanqing, CEO de Lenovo, « notre stratégie est d’étendre notre business plus agressivement » hors de Chine.

C’est peu connu, Lenovo est le premier fabricant chinois de serveurs, et cela depuis 17 ans. Mais la firme était bridée par l’accord passé avec IBM en 2004, lors de l’acquisition de la division PC du géant américain, qui s’est réservé le marché des serveurs, cantonnant Lenovo à son marché naturel.

Lenovo ThinkServer TS440
Lenovo ThinkServer TS440

Depuis, la période de réserve de l’accord est tombée et Lenovo a commencé à pénétrer les marchés occidentaux. Avec finesse ! En effet, le chinois aurait pu inonder ces marchés avec des serveurs très bas de gamme, ce qui aurait pu heurter ses clients occidentaux, qui ont migré en douceur des PC IBM vers les PC chinois, ayant conservé la marque ThinkPad, mais surtout la qualité de fabrication qui avait participé au succès initial d’IBM.

Le Chinois a préféré, sous le couvert de sa division Enterprise System Group, passer des accords avec de gros fabricants pour intégrer ses serveurs dans des gammes qui les exploitent… sans que ce soit leur identité première. Cisco pour les infrastructures unifiées UCS, ou EMC pour les serveurs de stockage, par exemple.

Par ailleurs, Lenovo a fortement investi sur les développements applicatifs, afin d’équiper ses serveurs d’une stack d’applications et d’interfaces qui rende ses serveurs plus attractifs. Et plus interopérables avec les environnements Microsoft Windows Serveur, Linux Red Hat et VMware.

Au final, l’objectif de Lenovo est clair : au moment où les revenus de HP et IBM déclinent, et que ceux de Dell et Cisco augmentent, il y a encore une place à se faire. Lenovo ne veut pas manquer cette opportunité. Et s’il nous refaisait le coup du PC ? Parti challenger du marché des PC avec l’acquisition de la division d’IBM, moins de 10 ans après il est le second fabricant mondial.

Et promis, il ira plus vite sur le marché des serveurs que sur celui des PC. Le constructeur chinois n’a plus à faire connaitre sa marque et son positionnement professionnel en Occident ! C’est une étape de moins à franchir…


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