Nouvelle rumeur de rapprochement entre Nokia et Alcatel-Lucent

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rumeur (crédit photo © ostill - shutterstock)

De nouvelles rumeurs laissent entendre que Nokia et Alcatel-Lucent ont repris leurs discussions autour d’une fusion. Un rapprochement qui ferait sens pour contrer la montée en puissance chinoise.

Dans la presse, on appelle ça un marronnier : un sujet qui revient de manière cyclique. Le rapprochement de Nokia et d’Alcatel-Lucent en est un. Depuis 2012 (au moins), les deux entreprises se rencontrent régulièrement pour étudier une éventuelle stratégie commune.

Arrêtées en novembre 2013 à l’initiative de Nokia, les discussions entre les deux groupes auraient repris, avance le journal allemand Manager Magazin, qui s’appuie sur des sources anonymes mais proches de Nokia. Les deux groupes auraient renoué le dialogue depuis l’automne dernier. Ni Nokia, ni Alcatel-Lucent n’ont commenté cette nouvelle rumeur.

Un rapprochement qui fait sens

Le rapprochement entre ces deux entreprises européennes n’est cependant pas dénué de sens ; un certain nombre de leurs offres étant complémentaires. Exclusivement concentré sur le secteur de l’équipement mobile, Nokia (Nokia Networks) pourrait ainsi bénéficier des technologies IP de réseau fixe d’Alcatel-Lucent pour répondre à certains besoins de ses clients. En retour, le Français, également sur la voie de l’assainissement, hériterait de l’activité de cartographie (Nokia Here) du Finlandais. Ils uniraient enfin leur catalogue de brevets et leur propriété intellectuelle. Surtout, une telle fusion permettrait de former un groupe mondial capable de résister à la montée en puissance des acteurs chinois, Huawei en particulier. Malgré ces synergies, les obstacles à un rapprochement sont importants, tant en matière de technologies redondantes que sur la question de l’emploi.

Si Nokia a retrouvé une stabilité financière avec la vente à Microsoft de sa division de terminaux mobiles, l’entreprise finlandaise cherche néanmoins de nouveaux leviers de croissance. Elle a notamment surpris le marché en présentant une nouvelle tablette sous Android : la N1. Une terminologie qui laisse supposer de potentiels successeurs. Surtout, avec la N1, Nokia s’inscrit comme un designer de produits qui seront fabriqués et vendus par des partenaires. Un nouveau modèle économique audacieux et une activité qui viendrait, là encore, compléter l’offre d’un Alcatel-Lucent sorti du marché des téléphones mobiles depuis une décennie.


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