Novell met 200 M$ sur PlateSpin, expert en data-conversions de datacenters

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Pourquoi Novell mise 200 millions de dollars ‘cash’ sur une start-up de 5 ans? Ce spécialiste de la gestion des flux de datacenters promet de gérer demain la virtualisation entre Windows, Linux et Unix, entre XenServer, VMware et Hyper-V…

L’acquisition de PlateSpin Ltd, créée il y a 5 ans à peine, va coûter 205 millions de dollars ‘cash’. Il faut croire que la jeune mariée les vaut.

Dans son communiqué, Novell parle d' »étendre son leadership dans le domaine de l’interopérabilité », d' »élargir son leadership dans les datacenters de prochaine génération »

A y regarder de près, la start-up s’est effectivement spécialisée dans la gestion des flux de données virtualisés ou non au sein des datacenters, qu’il s’agisse de data de traitement en temps réel ou de data à sauvegarder et à stocker pour reprise après incident ou pour archive.

On n’est pas si éloigné que ça du concept d’Open Enterprise de Novell, qui, en faisant accointance avec Microsoft, a jeté des passerelles entre des univers cloisonnés.

« Nos clients vont pouvoir franchir les frontières physiques et virtuelles en termes d’infrastructures (…) PlateSpin fournit une vaste gamme de solutions de gestion des charges de travail (workloads), permettant de rassembler les données, applications et systèmes d’exploitation sur un même serveur hôte physique ou virtuel« .

Ainsi, sont rendues disponibles de « remarquables fonctions rapides de consolidation des serveurs, de transfert des datacenters et de reprise après sinistre« .

Chez Citrix comme chez Microsoft, déjà partenaires de PlateSpin, on voit cette acquisition d’un bon oeil:

« Novell va pouvoir offrir un ensemble plus riche d’outils de management des systèmes d’infrastructure virtuelle comme XenServer (Citrix) sur un datacenter de plus en plus hétérogène« , explique Peter Levine, dg de Citrix

Pour Microsoft, « PlateSpin apporte des outils qui aident à interopérer entre Windows et Linux. (…) La combinaison des capacités de PlateSpin en P2V (physical to virtual), V2V (virtual-to-virtual) et de leurs outils d’analyse , combinées à la virtualisation interopérable entre Novell (ZenWorks Orchestrator) et Microsoft (Hyper-V) va permettre de franchir sereinement les barrières entre environnement physiques et virtuels« .

Une offre sur 3 piliers PlateSpin a réussi son développement avec 3 produits logiciels:- Power Recon assure un suivi et une planification des ressources, permettant d’établir des prévisions sur les montées en charge des ressources serveurs et processeurs. Il convertit automatiquement les données sur l’utilisaton des ressources IT en valeur facturable selon la périodicité souhaitée ; il édite des relevés pour retrofacturation auprès les entités métiers utilisateurs. Il permet aussi de contrôler et de limiter l’expansion (anarchique?…) des machines virtuelles.- PowerConvert est une solution (« la toute première! », affirme Asmodec, son distributeur en France) qui permet de découpler les données, les applications et les systèmes d’exploitation de la couche matérielle sous-jacente, de reconfigurer et d’optimiser les ressources et de les relier automatiquement à n’importe quelle machine physique ou virtuelle. PowerConvert supprime toute dépendance entre l’infrastructure matérielle x86 et le logiciel serveur installé sur celle-ci. Cette solution respecte le niveau d’exigence de service défini par le datacenter, le tout depuis un point de contrôle unique et à distance des machines sources ou cibles.La solution permet donc de:. consolider des serveurs à l’aide de serveurs lames ou de machines virtuelles; de récupérer des données depuis des machines physiques ou virtuelles ; de migrer facilement vers VMware Infrastructure 3, ou de migrer entre serveurs d’environnements virtuels hétérogènes ou vers du matériel en leasing; de restaurer et archive indépendemment du matériel, de sauvegarder, de restaurer des machines virtuelles? En gèrant le flux, au niveau du réseau local du datacenter, entre les différents serveurs – serveurs de traitement, serveurs de stockage et d’archivage, il assure, de façon automatique, les conversions entre serveurs physiques, machines virtuelles et images archivées, quel que soit l’endroit où les données se trouvent.Power Converter fonctionne en 3 temps:1- détection: inventaire des serveurs du réseau à l’aide des noms d’hôte ou de l’IP et des codes d’accès. Cela permet de déterminer le rôle ou l’application de chaque serveur et de planifier la migration ou établir la liaison avec le serveur de sauvegarde ;2- Configuration: pour lancer une migration de serveur ou une sauvegarde, un « clic souris » fait glisser des ‘charges de travail’ (workloads) de l’environnement source vers l’environnement cible. – serveurs physiques, lames, machines virtuelles, images archivées… L’utilitaire de vérification système valide la conversion et configure automatiquement la tâche, selon diverses options (attributs du système d’exploitation, optimisation du serveur cible… conversion à la volée ou Live Transfer, etc.)3- Conversion: immédiate ou différée. Les serveurs source et cible sont contrôlés ; les charges de travail sont transférées de manière transparente. Visualisation du process (job view) ou configuration d’alertes par e-mail ; configuration automatique de la charge de travail du serveur pour l’environnement cible en effectuant les modifications nécessaires sur les pilotes, le noyau et autres.-Forge: une appliance qui assure le « disaster recovery »; capable de protéger jusqu’à 25 charges de travail « serveurs » : en cas d’interruption ou d’incident sérieux, il permet de reprendre le traitement virtualisé, après restauration des données, jusqu’à ce que la plate-forme défectueuse soit rétablie.

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