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Observabilité : regards croisés entre Splunk et VMware

Plutôt Splunk ou VMware ? L’un et l’autre font partie des « grands offreurs » dans le domaine de l’observabilité. Et tous deux ont pris l’habitude de publier un rapport d’étude annuel intitulé « State of Observability ».

« Bénéfices » vs « motivations », « défis » vs « préoccupations »… Les angles ne sont pas tout à fait les mêmes. Les échantillons non plus. Mais croiser leurs données met en relief certaines tendances.

On passera sur la rhétorique que Splunk et VMware construisent autour du triptyque complexité des environnements cloud / outillage actuel insatisfaisant / valeur ajoutée et perception positive de l’observabilité. Pour s’intéresser notamment aux dynamiques d’évolution, chez les acheteurs, des portefeuilles de produits et de fournisseurs.

On précisera, en filigrane, les périmètres d’étude :

VMware
315 professionnels « tous responsables des applications critiques ». Dont 47 % dans un rôle DevOps, 18 % d’architectes, 17 % à l’app delivery, 13 % dans une fonction tools et 10 % de SRE.
Le tout dans des entreprises d’au moins 100 employés (plus de 5000 pour 43 % d’entre elles) et au moins 10 développeurs. Essentiellement en Amérique du Nord (68 % de l’échantillon, contre 14 % en EMEA).

Splunk
1250 responsables dev et/ou ops « qui consacrent plus de la moitié de leur temps aux problématiques d’observabilité ».
Échelle : 11 pays, dont la France.

De plus en plus d’outils…

Concernant la posture des acheteurs, ceux interrogés pour le compte de VMware ont été 89 % à déclarer exploiter des applications hybrides. Et 29 % à affirmer que plus de la moitié de ces apps étaient architecturées ainsi. Pour ce qui est du multicloud, les taux sont respectivement de 68 % et 22 %.

Du côté de Splunk, 70 % des répondants utilisent plusieurs clouds publics (55 % « de manière significative »). 75 % disposent de « nombreuses applications hybrides ou multicloud ». Autre statistique : 36 % des entreprises qui exécutent leurs propres apps dans le cloud public utilisent au moins trois plates-formes.

Qu’en est-il de l’outillage de ces acheteurs ? Sur l’échantillon VMware, 21 % considèrent disposer d’un toolset « unifié ». Ils sont 46 % à utiliser plus de 5 outils de monitoring (15 % en utilisent de 11 à 20 ; 9 %, plus de 20). Les solutions de journalisation y sont les plus répandues (64 %), devant le monitoring des conteneurs (55 %) et l’APM (46 %).
Pour faire évoluer ce portefeuille, 48 % préfèrent la philosophie « extension » : identification des manques et acquisition des capacités nécessaires. Ils sont 38 % à préférer la « consolidation » (intégration des outils existants ou nouveaux dans l’optique de réduire le toolset). 14 % préfèrent « reprendre à zéro » (approche greenfield).

… et de moins en moins de fournisseurs ?

Chez Splunk, l’écart est plus grand entre ceux qui ont étendu leur portefeuille (79 %) et ceux qui l’ont consolidé (8 %). Dans le même temps, les organisations sont plus nombreuses à avoir réduit leur nombre de fournisseurs (48 %) qu’à l’avoir augmenté (35 %).

Les « leaders » sont emblématiques de ce décalage : par rapport aux autres organisations, ils sont susceptibles d’avoir une gamme d’outils plus large, tout en réduisant le nombre de fournisseurs.
Mais qui sont ces « leaders » ? Dans la nomenclature de Splunk, ceux qui qui sont au plus haut niveau dans quatre catégories. En l’occurrence :

– Expérience
Un leader aura au moins 24 mois de pratique de l’observabilité.

– Corrélation
Un leader pourra corréler une grande quantité de données entre les systèmes IT et les outils d’observabilité.

– Rationalisation des fournisseurs
Un leader en sera à un stade d’avancement « modéré à important » dans la démarche de passage d’un outillage dispersé à une approche de plate-forme.

– IA / machine learning
Un leader en aura un usage « limité à important » dans les outils d’observabilité.

En tenant compte de l’ensemble de ces critères, 9 % des organisations de l’échantillon sont des « leaders ». Et 31 % en sont au niveau « intermédiaire » (= « leader » sur au moins trois items).

Observabilité : motivations et défis

Pourquoi faire le choix de l’observabilité ? Sur ce point, VMware a posé la question suivante : « Quelles capacités […] bénéficieraient à votre organisation ? ». L’intégration facile avec l’outillage existant est ressortie en tête, citée par 51 % de l’échantillon. Suit le monitoring à grande échelle de multiples sources de données (49 %). Puis la corrélation entre les métriques business et la performance de l’infrastructure/des applications (48 %).

Du côté de Splunk, on a demandé aux organisations « ce qui les [a] motivées à mettre en place une pratique d’observabilité ». La réponse la plus courante : améliorer la performance des applications et/ou de l’UX (62 %). Suivent la modernisation des opérations dans une logique de recrutement/fidélisation des IT (61 %) et la réponse à un problème d’application ou un type d’interruption spécifique (51 %).

Chez VMware, ressortent trois défis en matière de monitoring des environnements cloud. Premièrement, le manque de visibilité sur les services-clés, qui ralentit la résolution des incidents (59 %). Deuxièmement, l’accès limité pour les équipes qui ont besoin de visibilité (39 %). Troisièmement, le manque de données sur l’usage des ressources cloud (38 %).

Chez Splunk, quatre « préoccupations » ressortent :

– Difficulté à corréler en temps utile les données de plusieurs sources (29 %)
– Collecte d’une quantité de données qui dépasse la capacité humaine (27 %)
– Manque de visibilité sur les environnements distribués (26 %)
– Usage d’outil legacy qui n’offrent pas de visibilité sur les environnements cloud (26 %)

Illustration principale © issaronow – Adobe Stock

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