OPA PeopleSoft: le oui de la Justice US n’oblige pas Oracle…

Régulations

Quelques jours après le oui de la Justice américaine à une éventuelle absorption de PeopleSoft, les réactions fusent. A commencer par celles de l’intéressé, et celle de SAP

Le feu vert de la justice des Etats-Unis au projet d’absorption de PeopleSoft laisse Oracle au milieu du guet, estiment nombre de commentaires. SAP n’est pas le seul à considérer que rien n’est joué pour Oracle (lire ci-après notre ‘encadré’). Le président de PeopleSoft a envoyé un message à tous ses clients, soulignant que plusieurs obstacles demeurent. Pour Craig Conway, ”

il ne s’agit que d’un nouveau chapitre de la saga en cours“. Il rappelle ensuite que “la Commission européenne a publié un rapport formel d’objection“. Mais surtout, poursuit le président de PeopleSoft, “plusieurs obstacles de taille subsistent:” -le ‘DOJ’ [department of Justice,qui avait émis l’objection à cette éventualité de rachat] dispose de 60 jours pour faire appel ; -la Commission européenne poursuit son enquête(lois antitrust); -l’OPA ne peut se faire avant que n’ait été supprimé le plan de défense des droits des actionnaires (dit “pillule empoisonnée”) (…) ; -on peut imaginer qu’Oracle engage une lutte de pouvoir lors de la prochaine assemblée annuelle (…) Oracle avait [déjà] présenté des candidats au conseil d’administration de PeopleSoft, avant finalement de les retirer. Le conseil actuel de PeopleSoft a, lui, été réélu à une majorité écrasante (environ 95% des voix). -PeopleSoft a intenté un procès à Oracle qui doit commencer le 1er novembre prochain à Oakland (Californie)”. Pour rappel, PeopleSoft accuse son adversaire de “pratiques déloyales” et d’avoir engagé une “campagne délibérée pour tromper nos clients et prospects“. Les dommages et intérêts réclamés s’élèvent plus d’un milliard de dollars. ( A suivre ) SAP joue à fond l’ironie: allez-y!

Nous considérons une OPA de façon de plus en plus positive“, affirme le président du directoire Henning Kagermann, cité par le journal allemand Welt am Sonntag, ce week-end. “De cette manière, nous aurions un concurrent sur lequel nous focaliser“. Intégrer PeopleSoft présenterait pour Oracle de gros problèmes “dont nous tirerons parti en gagnant encore des parts de marché“, ajoute-t-il. Le président de SAP a précisé que SAP embaucherait un peu plus que les 2.500 personnes annoncées précédemment, mais que l’essentiel des nouvelles recrues proviendra de l’étranger. ‘Welt am Sonntag’ rappelle, au passage, que SAP et Microsoft ont révélé en mai dernier l’existence de discussions sur l’éventualité d’une fusion mais rien n’a abouti en raison de la complexité d’un tel accord et de ses modalités d’application.


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