Open World Forum : Besson et Missika font campagne autour de l’open source

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Trois invités ont démarré la quatrième édition de l’Open World Forum : Éric Besson pour le compte du gouvernement, Jean-Paul Planchou pour celui de la région Île-de-France et Jean-Louis Missika de la mairie de Paris.

Avant l’ouverture officielle de l’Open World Forum 2011 de Paris, plusieurs hôtes de marque ont été invités à s’exprimer. Nous retrouvons ainsi des représentants de l’État, de la région Île-de-France et de la ville de Paris. Sans grande surprise, l’arrivée prochaine des élections présidentielles a rapidement transformé le tout en un champ de bataille politique.

Éric Besson : une intervention précise, mais incomplète

Première personne à s’exprimer, Éric Besson, ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, n’y va pas par quatre chemins : « Pour la première fois, une technologie s’est diffusée au niveau mondial en moins de deux décennies », explique-t-il. Et de citer des applications open source majeures, comme LibreOffice, Firefox ou le lecteur multimédia VLC. On remarque avec quel soin les termes ont été choisis, LibreOffice étant par exemple cité au détriment d’OpenOffice.org.

« L’open source représente un patrimoine de 12 milliards d’euros, soit 135.000 années-personnes de développement. 40 % des entreprises en utilisent aujourd’hui ». Éric Besson souligne également le rôle d’Android, désigné ici comme la première plate-forme pour les smartphones, rappelant ainsi que si l’iPhone d’Apple reste très populaire, il a depuis peu perdu le combat face à Android en terme de volume d’acheteurs.

Après quelques autres exemples, le ministre explique que « l’État investit massivement dans le logiciel libre, en terme d’adoption et de développement. L’open source est par ailleurs devenu un critère essentiel lors des appels à projets nationaux. Nous voulons faire de l’open source un axe fort du plan France numérique 2020 »… à condition bien entendu que la droite reste au pouvoir.

In fine, Éric Besson colle assez bien à l’actualité du logiciel libre, ce qui ne manque pas de donner du poids à son intervention. Toutefois, le tableau brossé ici est bien trop flatteur, le ministre se gardant bien de citer les actions du gouvernement ayant récemment égratigné la neutralité du net.

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