openSUSE Conference : « Si vous pensez à un gros Cloud, choisissez l’OpenStack »

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L’openSUSE dispose de trois piles cloud open source. Toutes ont une cible différente : Eucalyptus est l’offre historique, OpenNebula, la solution simple d’utilisation, et OpenStack, l’outil dédié aux infrastructures massives.

La première des deux sessions cloud que nous avons suivies dans le cadre de l’openSUSE Conference 2011 de Nuremberg était animée par Robert Schweikert (notre photo), responsable technique du centre d’intégration logicielle SUSE-IBM chez SUSE. Ce dernier a fait le point sur les piles cloud open source présentes au sein du projet openSUSE, que nous avons séparées en trois marchés.

Eucalyptus : l’offre historique
Premier produit présenté par Robert Schweikert, Eucalyptus. « C’est probablement une des premières solutions d’infrastructure cloud open source du marché », explique notre interlocuteur. Ses forces ? Sa compatibilité avec EC2 d’Amazon, sa maturité et sa facilité d’administration. Ses faiblesses ? L’ensemble n’est pas totalement accessible sous licence open source, même si ce point devrait être amélioré avec Eucalyptus 3.0.

OpenNebula 1.0 a été livré en 2008. Issue d’un projet de recherche, cette pile cloud est entièrement accessible sous licence open source et se veut très ouverte, avec une communauté particulièrement active et la possibilité d’apporter très facilement sa contribution. Cet outil n’a également que peu de dépendances et se veut compatible avec l’Open Cloud Computing Interface et les API EC2. Un projet intéressant pour qui souhaite mettre en place rapidement et facilement une infrastructure cloud de petite ou moyenne envergure.

OpenStack : pour les gros projets
Dernier de la liste, OpenStack est aussi l’offre la plus récente dans le monde des piles cloud open source. « Ce projet se trouve actuellement sous les feux de la rampe », explique Robert Schweikert. Totalement placé sous licence open source, il dispose en effet d’une communauté active et d’un large soutien de ses promoteurs. Toutefois, il se compose de nombreux paquetages et dépendances. Notre interlocuteur n’en conseille ainsi l’usage que pour les grosses infrastructures (1000 nœuds ou plus) : « Si vous pensez à un gros cloud, prenez l’OpenStack », résume-t-il.


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