OpenVMS trouve une seconde vie en dehors de HP

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Pour répondre à la fronde contre la fin programmée du support d’OpenVMS, HP a décidé de livrer le code source de l’OS à la société VSI qui sera en charge de gérer les différents portages, i4 et x86.

Gérard Calliet, consultant et animateur du club des utilisateurs OpenVMS en France HP-Interex, retrouve le sourire. « Il s’agit d’une bonne décision pour OpenVMS. » En effet, HP a décidé d’accorder sous licence le code source de l’OS pour les systèmes critiques et les droits de développement à une société nommée VSI, VMS Software Inc. « Cette société comprend des gens connus dans le domaine VMS, car ils font quasiment tous partie de Nemonix, une société qui réalise des produits d’accompagnement pour les systèmes VAX et Alpha (hardware de l’époque de Digital qui fonctionne sous OpenVMS). Ce sont des experts qui prennent la suite », précise le consultant.

HP a donc finalement trouvé un moyen de revenir sur sa décision de cesser le support d’OpenVMS d’abord en 2020, puis repoussé à 2025. Les réactions ont été nombreuses et le club des utilisateurs français a même été jusqu’à envoyer et publier une lettre ouverte à Meg Whitman, CEO de HP, pour lui demander de changer de position. La lettre rappelle qu’OpenVMS est « le fruit de décennies de travail de programmation pointu pour mettre au point un codage précis qui réponde à des nécessités fonctionnelles très particulières ». De même, l’association souligne que l’OS est encore très présent dans les systèmes critiques industriels français. De la ligne 14 du métro parisien en passant par les centrales nucléaires.

Dans la lettre, les utilisateurs militaient pour l’extension du support d’OpenVMS sur les systèmes Itanium 4 connu sous le nom de code Poulson. HP ne souhaitait pas étendre ce support au-delà des systèmes Itanium 2. VSI va donc être en charge d’assurer ce travail de portage. Gérard Calliet se prend à rêver : « Cela serait une bonne nouvelle si elle travaillait aussi sur le portage x86 qui assurerait pérennité d’OpenVMS. » Reste une épée de Damoclès à prendre en compte. « Nous avons quelques interrogations sur le business model de l’entreprise VSI, est-ce que les ventes de contrats de support seront rentables ? », s’interroge le consultant.

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