Opera 9.5 est dans les bacs

Logiciels

Cette nouvelle version du célèbre navigateur Internet ‘alternatif’ est plus rapide et plus aboutie

Opera est bien plus qu’un simple navigateur Internet. Il permet bien entendu de surfer sur le web, mais il intègre également un outil de gestion des courriers électroniques, des groupes de discussions NNTP et des flux d’informations RSS. Il regroupe donc ce que nous trouvons habituellement sous la forme de deux applicatifs distincts (Firefox et Thunderbird ou Internet Explorer et Outlook).

Mais il va plus loin, en proposant un gestionnaire de téléchargements complet (avec support du protocole BitTorent), un outil de prise de note et un module de communication instantanée (protocole IRC). Il convient enfin d’ajouter à cela les widgets d’Opera qui permettent d’installer des centaines de petits utilitaires (ou des jeux).

Du neuf, sous le capot

Opera 9.5 (nom de code Kestrel) est maintenant disponible. La plupart de ses fonctions étaient déjà présentes dans la version précédente (speed dial, navigation par onglets, etc.). L’éditeur a cependant effectué quelques retouches, dont un nouveau design plus compact et plus efficace.

Opera Link offre de synchroniser vos marque-pages et vos notes entre plusieurs versions d’Opera (y compris vers les moutures mobiles du logiciel). La recherche rapide utilise la fonction d’indexation de pages du programme. Si vous vous souvenez d’un mot contenu dans une page visitée précédemment, tapez-le dans la barre d’adresse, et le navigateur retrouvera le site voulu.

Du côté de la sécurité, un système d’anti-hameçonnage et de détection de code malicieux fait son apparition. Le support des certificats EV (Extended Validation) est également de la partie.

Enfin, les développeurs profiteront de la présence d’outils particulièrement puissants (Dragonfly).

Les éléments les plus importants ne sont cependant pas visibles. Le moteur a été entièrement revu. Le rendu des pages web est plus rapide, tout comme la gestion de courriers électroniques, des flux RSS et du code JavaScript. Le support IMAP est ainsi quatre fois plus véloce que précédemment.

Nous avons aussi remarqué que l’impression des pages web est en nette progression, avec un résultat bien plus fidèle (et pertinent) que celui généré par les autres navigateurs.

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Un effort sans précédent

Opera 9.5 est disponible en 32 langues sous Windows, Mac OS X, FreeBSD (32 bits et 64 bits), Solaris Sparc (en bêta 1) et Solaris Intel. Concernant Linux, l’éditeur a fait un effort considérable en adaptant son navigateur à de multiples distributions, 32 bits ou 64 bits, destinées aux architectures x86 ou PowerPC et sous forme statique ou dynamique.

Voici la liste des distributions Linux supportées de façon native : Debian, Fedora, Gentoo, Linspire, Mepis, Mandriva, openSUSE, Red Hat, Skolelinux, Slackware, SUSE, Turbolinux, Ubuntu, Yellow Dog Linux et Xandros (ouf !). Au besoin, des paquets génériques s’adapteront aux autres distributions Linux.

C’est une initiative qui mérite d’être saluée.

A lire également, notre enquête spéciale sur Firefox 3, 4 pages d’infos avec Tristan Nitot, président de Mozilla Europe


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