Opera livre son navigateur Android Webkit en version finale

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opérateurs CDN entreprises (crédit photo © Toria - shutterstock)

En adoptant le moteur de rendu Webkit pour son navigateur mobile sous Android, Opera se pose en alternative crédible à Google Chrome.

Opera Software a livré la version finale de son navigateur web mobile pour Android présentée en bêta en mars dernier. L’application reste disponible sur Google Play, indique ITespresso.fr.

L’éditeur norvégien s’appuie sur le socle technologique de ses butineurs Opera Mini et Opera Mobile, mais utilise le code source de Chromium, dérivé open source de Chrome.

Il délaisse en conséquence son moteur de rendu propriétaire – le dénommé Presto – pour adopter WebKit, associé à JavaScript V8. Un choix avisé, le premier étant le plus utilisé de l’industrie et le second, probablement le plus véloce du marché.

Historique et géolocalisation combinés

Opera « Webkit » s’illustre par la prise en compte des besoins mobiles. Ce qui se traduit notamment par l’implémentation d’une interface utilisateur légère avec une grande fluidité de fonctionnement.

En tête de liste Discover, un historique enrichi, combinant liens hypertexte et informations de géolocalisation. On trouve également une fonction Off-Road, adaptée aux connexions difficiles, grâce notamment à un algorithme de compression des données côté serveur. Il est également possible d’enregistrer des pages Web pour une consultation ultérieure, y compris hors ligne, avec l’outil Save for Later. La gestion des onglets gagne en commodité, avec un basculement aisé entre les pages et la possibilité de passer, d’un clic, en navigation privée.

Interpellée, lors du Mobile World Congress de Barcelone, quant au risque de provoquer une nouvelle vague de monoculture potentiellement préjudiciable au Web, l’équipe d’Opera Software s’était persuadée d’avoir « fait le bon choix ».

L’alternative à Chrome

Inscrite dans une logique de projet commun, cette contribution à un projet soutenu par Adobe, Amazon, Apple, BlackBerry, Google, Nokia ou encore Oracle, fait sens à l’heure où l’avènement du HTML5 rend presque impossible la conception d’un moteur de rendu par une entité unique.

« Si le passage au WebKit nous permet d’accélérer notre croissance et de devenir un important contributeur au projet, nous pourrons finalement avoir un impact direct sur la façon dont les sites web sont codés », résume la desktop team d’Opera Software.

Ce nouvel Opera requiert au minimum un smartphone pourvu d’Android 2.3. Une sérieuse alternative à Google Chrome qui ne supporte que les terminaux pourvus d’Android 4.0 au minimum.

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