Oracle attaque Remini Street pour viol de propriété intellectuelle

Sécurité
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Une affaire similaire oppose Oracle à SAP depuis 2006. Une affaire à laquelle n’est pas totalement étrangère Rimini Street.

Oracle vient de déposer une plainte auprès d’un tribunal du Nevada contre la société Rimini Street. Le numéro 1 des bases de données accuse Rimini Street d’exploiter illégalement les codes d’accès en ligne des clients d’Oracle pour récupérer des informations protégés par l’éditeur californien.

Des accusations que rejette entièrement la direction de Rimini Street, prestataire spécialisé dans la maintenance et le support d’applications Oracle pour Siebel, PeopleSoft, et JD Edwards software, ainsi que pour SAP. « Nous répondrons vigoureusement et agressivement à ces allégations spécifiques quand le temps du procès sera venu », déclare à Reuters Seth Ravin, le dirigeant de l’entreprise basée à Las Vegas. « Je crois que les actions d’Oracle sont des tentatives pour limiter la concurrence et le marché dans ses choix de licence de logiciels », se justifie le responsable sur le site de l’entreprise.

La stratégie commerciale de Rimini Street se distingue en revendiquant une prestation deux fois moins onéreuse que celle des éditeurs originaux (Oracle et SAP) tout en proposant à ses clients de conserver leurs applications actuelles sans mise à niveau ou migration imposées avant 2020. Rimini Street revendique une progression de 270 % de son chiffre d’affaires à 150 millions de dollars en 2009 avec près de 300 clients en gestion.

Oracle mauvais joueur, donc? A voir. Car Seth Ravin n’est pas tout à fait étranger aux initiatives judiciaires du nouveau propriétaire de MySQL. En 2006, Oracle portait plainte contre SAP

Une affaire qui portait précisément sur les méthodes de TomorrowNow, une société rachetée en 2005 par SAP. TomorrowNow avait notamment été cofondée par… Seth Ravin qui a ensuite créé Rimini Street en septembre 2005 après le rachat de TomorrowNow par SAP. Entreprises différentes mais méthodes similaires?

Programmé pour novembre 2010 à San Francisco, le jugement de l’affaire Oracle-SAP éclairera peut-être les méthodes de Rimini Street.

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