Oracle déçoit sur ses trimestriels

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Bénéfice en ligne mais chiffre d’affaires inférieur aux attentes du marché, la déception est grande à Wall Street sur les résultats trimestriels du géant des progiciels

Pour son premier trimestre fiscal, clos le 31 août, Oracle affiche un bénéfice net de 509 millions de dollars, en progression d’un peu moins de 2%. Le bénéfice par action (BPA) ressort à 10 cents, identique au résultat du même trimestre un an plus tôt.

Hors exceptionnels, le BPA remonte à 14 cents, ce qui est conforme à la prévision moyenne des analystes. Mais les résultats du géant américain des progiciels et des bases de données déçoivent sur le chiffre d’affaires. Il a certes augmenté d’un peu moins de 25%, à 2,77 milliards de dollars, profitant du rachat de PeopleSoft, mais les analystes attendaient 2,98 milliards. L’activité logiciels progresse de 23% à 2,13 milliards de dollars. Les services progressent plus rapidement de 34% à 637 millions. Un chiffre rassurant, les ventes de licences ont progressé de 84% à 429 millions de dollars, sur un total de ventes de licences de 619 millions qui dans sa globalité ne progresse que de 12%. Un indicateur sérieux pour les éditeurs de progiciels. Le chiffre d’affaires non GAAP est ressorti à 2,91 milliards de dollars, là encore inférieur aux attentes, mais surtout inférieur à la fourchette de prévisions annoncée par l’éditeur. Pour le trimestre en cours, Oracle ? qui vient de racheter Siebel – anticipe un chiffre d’affaires dans une fourchette de 3,37 à 3,46 milliards de dollars, et un BPA de 19 cents. Des chiffres qui se placent dans la moyenne des prévisions des analystes. Mais l’éditeur reste prudent, en particulier il anticipe des coûts de restructuration après la multiplication des acquisitions qui pèsent sur sa trésorerie. “Nos acquisitions pourraient ne pas être couronnées de succès, impliquer des coûts non anticipés ou d’autres problèmes d’intégration, ou pourraient aussi perturber nos opérations existantes“, a-t-il indiqué. Rien de bien enthousiasmant pour l’éditeur, dont la stratégie vise clairement la première place mondiale du marché des progiciels occupée par l’allemand SAP, mais dont les résultats restent bien conventionnels. “Nous sommes optimistes sur le fait de devenir numéro un dans l’activité middleware“, a déclaré Larry Ellison, le patron d’Oracle. Ce qui en soit ne signifie pas grand-chose s’il ne délimite pas sa vision du ‘middleware’ !


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