OpenWorld 2014 : Oracle enrichit son PaaS avec du mobile, Big Data et processus métiers

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Oracle ne se contente pas de mettre son cloud public à niveau, elle affiche des arguments qui devraient séduire les entreprises et son écosystème : social, mobilité, et surtout la migration d’applications sur site vers le cloud sans rien modifier, et vice-versa.

Pour réaliser ses ambitions sur le cloud, Oracle se devait de mettre à niveau sa plate-forme. En effet, les Salesforce, IBM, Microsoft et autres disposent depuis longtemps déjà de la mobilité et des fonctions sociales (de type réseaux sociaux) intégrées au socle de leur cloud public. L’éditeur en profite pour annoncer les chiffres du cloud public Oracle via ses 19 datacenters (bientôt 21) : 62 millions d’utilisateurs, 23 milliards de transactions quotidiennes, sur une infrastructure de 30 000 systèmes gérant le stockage de 400 pétaoctets de données

Une nouvelle plateforme avec Social et Mobilité intégrés
Une nouvelle plateforme avec Social et Mobilité intégrés

Une plateforme de cloud public enfin à niveau…

Oracle met donc à jour son socle Cloud Platform dans le but d’en faire « une plate-forme de service complète pour concevoir des applications cloud modernes et sécurisées.
Cette nouvelle fondation exécute des applications multitenant puisque cette capacité est intégrée, sociales et mobiles puisque ces fonctions sont intégrées, mais aussi avec des possibilités analytiques et In-memory, elles aussi intégrées,» insiste Larry Ellison, tout à son rôle de CTO (directeur technique).
Propriétaire de Java, Oracle a beau jeu de mettre en avant un cloud intégrant ce langage «le plus utilisé pour développer des applications d’entreprise.»
L’accent est également mis sur la gestion des identités et de la sécurité, ce qui est aujourd’hui également assuré par ses concurrents.

Sur site ou cloud en un clic, dans les deux sens.
Sur site ou cloud en un clic, dans les deux sens.

 

… et un peu plus ?

« Nous sommes le seul fournisseur de cloud à proposer aux clients, partenaires et éditeurs la même plate-forme de développement que celle que nous utilisons pour concevoir nos logiciels et services cloud,» assure Larry Ellison. Pourtant, en scrutant de plus près Azure, on pourrait certainement distinguer ce type d’argument chez Microsoft…
« La plupart de nos concurrents n’ont pas réellement de plate-forme et ne proposent donc pas de PaaS,» ajoute le CTO. «Salesforce a bien force.com et salesforce1. Cependant, la plupart de ces technologies sont propriétaires, alors que nous proposons Java et du SQL standard ».

Néanmoins, Saleforce a ouvert sa plate-forme à plusieurs langages de programmation et un écosystème s’est déjà bien développé sous ces technologies. Par ailleurs, IBM et Microsoft proposent également des alternatives plus ouvertes que force.com.

De même que les utilisateurs peuvent faire basculer les bases de données (12c et 11g) du cloud vers les logiciels déployés sur site (et vice-versa), ils peuvent opérer ce type d’opérations pour les applications Oracle sans modifier une seule ligne de code.
«Notre promesse reste inchangée depuis 30 ans : vous pouvez évoluer vers une nouvelle technologie sans rupture ! » plaide Larry Ellison. « Il vous suffit de cliquer sur un bouton pour faire migrer vos applications vers notre cloud afin de bénéficier immédiatement des caractéristiques intégrées comme le social, la mobilité, le in-memory, l’analytique, etc. »

Un trousseau de 6 nouveaux PaaS pour ouvrir les applications

La plate-forme est remise à niveau et favorise l’extension ou la conception de nouvelles applications. Toutefois, enrichir la palette des possibilités sur une PaaS la rend d’autant plus attractive. En effet, les applications peuvent directement utiliser des éléments optimisés, intégrés et maintenus par l’éditeur. Six nouveaux services apparaissent dans Oracle Cloud, ou vont apparaître dans les semaines à venir.

L’Oracle Cloud Platform profite de la sécurité et des performances d’Oracle Database et du In-Memory, de Java et d’Oracle Fusion Middleware, ainsi que des nouvelles fonctions mobiles et sociales. Big Data Cloud introduit la technologie Hadoop dans l’infrastructure éprouvée de la base de données, ainsi directement intégrée aux autres services Oracle Cloud. Le service Mobile cloud apporte enfin la dimension mobile aux applications cloud existantes ou à venir. Même sur le cloud, il faut intégrer et gérer les applications. Via une interface web intuitive et ergonomique, Integration Cloud fournit tout le nécessaire pour concevoir, déployer, surveiller et gérer des projets d’intégration de cloud à cloud ou de cloud à systèmes internes, ou sur site (API, connecteur, KPIs…).

Avec Process Cloud, les utilisateurs peuvent collaborer pour définir des modèles de processus métier, concevoir des formulaires, modéliser des process de décision automatisés, implémenter et enfin déployer l’application concernant ces processus (avec monitoring, tableaux de bord, etc.). Node.js Cloud permet de déployer les applications JavaScript sur la pile node.js : self-provionning rapide dans des containers, choix de la version node.js et des frameworks, évolutivité de l’infrastructure, et déploiements en continu grâce au mode cloud. Autre composant technique, Java SE Cloud (Java Standard Edition) autorise le déploiement d’applications Java SE 7 ou 8 avec leurs frameworks et bibliothèques sur Oracle Cloud pour profiter de la haute disponibilité et de l’évolutivité dynamique. Sans oublier tous les outils cloud nécessaires pour assurer en permanence l’intégration et le pilotage de ces applications.

Larry Ellison dans son exercice préféré : égratigner la concurrence
Larry Ellison dans son exercice préféré : égratigner la concurrence

Une stratégie “sérieusement” combattante

Anticipant les remarques sur la lente adoption du cloud par Oracle, son CTO rétorque: «Sommes-nous un dinosaure ? La plupart des applications cloud d’entreprise reposent sur une base de données Oracle et sont conçues en Java !» Et il ne perd pas une si belle occasion d’égratigner la concurrence: « SAP parle beaucoup de Hana, mais Ariba ou SuccessFactors tournent sous Oracle. Ils affirment “Hana powers the cloud” ! Quel cloud ? Je ne vois pas. C’est dur, mais c’est la stricte vérité ! Dites-moi quel cloud fonctionne sous Hana ? A quel endroit sur la planète Terre ?»
« 19 sur 20 des plus grandes applications SaaS d’entreprise fonctionnent sous Oracle, comme Salesforce Sales et Service, NetSuite… Et nous ne faisons que commencer ! Des milliers d’éditeurs utilisant nos solutions sont prêts à migrer vers le cloud, et des centaines de milliers de clients à travers le monde peuvent basculer en quelques clics. Pourquoi ? Parce que sans aucune modification, nous vous permettons de migrer et de moderniser radicalement vos applications qui deviennent multitenant. De plus, elles vont plus vite, occupent moins d’espace disque (compression jusqu’à 10 fois) et deviennent plus disponibles et sécurisées (chiffrement et gestion des identités). Sérieusement : nous ne faisons que commencer !» conclut, solennel, Larry Ellison.

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Auteur : José Diz
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