Oracle OpenWorld : pour quoi faire?

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Oracle OpenWorld (OOW)

Première manifestation sur l’informatique d’entreprise au monde, Oracle OpenWorld accueille 50 000 participants pendant une semaine. Quels intérêts peuvent y trouver des entreprises françaises?

La “semaine rouge“ de San Francisco

Quel est donc ce phénomène étrange ? Les rues, les bus, les panneaux publicitaires… tout devient rouge pendant une semaine à San Francisco ! En effet, les 50 000 participants à Oracle OpenWord (OOW) en 2012 (venus de 140 pays) circulaient massivement dans les rues de la ville avec leur badge rouge en bandoulière.

Oracle OpenWorld
Oracle OpenWorld : une rue à 4 voies devient la cantine de la manifestation…

Cet événement est le plus important rassemblement mondial sur l’informatique d’entreprise, ayant également totalisé plus d’un million de participants en ligne en 2012…

Les chiffres sont astronomiques : 2500 ateliers dans 14 lieux, 3500 intervenants parmi les partenaires et clients, plus de 450 exposants, plus de 400 démonstrations de produits Oracle… « Une manifestation qui génère un chiffre d’affaires de 120 millions de dollars pour l’économie de Vallée », assure-t-on chez Oracle.

Le défilé des technologies maison

Oracle OpenWorld traduit aussi le choix d’Oracle de maintenir au maximum toutes les lignes de produits rachetés. D’ailleurs, l’événement regroupe aussi JavaOne, Java Embedded @ JavaOne et MySQL Connect.

Parmi les dizaines de sociétés rachetées, on compte de multiples mastodontes qu’Oracle a su maintenir et faire évoluer. Autant de technologies qui nécessitent des feuilles de route, des formations, des ateliers, des spécialistes…

Quelques références parmi les applications et le middleware : les ERP PeopleSoft (2005) et JD Edwards (racheté par PeopleSoft en 2003), le CRM Siebel (2006), le middleware BEA Systems dont l’offre phare WebLogic (2008), la technologie et le langage Java via le rachat de Sun (2010), le spécialiste du cloud marketing Vitrue (2012), la gestion de la performance avec Hyperion (2007), ou encore la gestion des talents en SaaS de Taleo (2012).

Sans oublier l’infrastructure matérielle avec l’acquisition de Sun Microsystems (2010 : processeurs, serveurs, stockage, sécurité, outils de développement, systèmes d’exploitation, middleware…), des solutions de gestion de serveurs virtuels Virtual Iron (2009), de Pillar Data Systems (stockage), du spécialiste de la mise à jour sans interruption sous Linux, ou encore du spécialiste de la virtualisation réseau Xsigo Systems (juillet 2012).

Annie Eyt, directrice générale d’Oracle France
Annie Eyt, directrice générale d’Oracle France

Mais que vont-ils tous faire là-bas ?…

Mais quel intérêt peut trouver une entreprise de se rendre à OOW ? « C’est l’occasion pour les clients et les partenaires de rencontrer tous les spécialistes de haut niveau d’Oracle et de comprendre la stratégie des produits qu’ils utilisent ou qui pourraient les intéresser. Soit en discussion individuelle, soit en groupe, répond Annie Eyt, directrice générale d’Oracle France. Outre les présentations de solutions ou de produits, les entreprises peuvent aussi profiter de retours d’expérience de sociétés sur leurs marchés ou partageant des problématiques proches. Bien entendu, il est aussi possible d’échanger sur les expériences et bonnes pratiques avec des entreprises françaises ou du monde entier. »

Les responsables Oracle de la délégation française aident les participants à préparer le déplacement (carnet de voyage personnalisé, annuaire des participants…), les accompagne pendant le voyage et sur place, avec un parrain ou une marraine attitré. Un happy hour est planifié chaque jour pour ainsi que divers diners ou rencontres.

« Capgemini est partenaire d’Oracle OpenWorld depuis de longues années, et chaque pays amène une délégation de clients. Ces 4 ou 5 jours sont une occasion rêvée de rafraîchir nos connaissances sur la gamme de produits de plus en plus riche d’un leader mondial, confirme Pierre Fournier, directeur de la division Services chez CapGemini. On perçoit également la manière dont Oracle intègre les technologies émergentes. Et malgré les effets d’annonce et le marketing, nous apprenons beaucoup de choses sur les évolutions technologiques actuelles et à venir. »

CapGemini PierreFournier
Pierre Fournier, directeur de la division Services chez CapGemini

Une délégation française qui en impose

« Notre délégation est la plus importante après celle du Royaume-Uni. Oracle France est fier d’avoir su démontrer aux clients et partenaires l’intérêt d’un tel événement, et de compter chaque année plus de participants, y compris de témoins qui s’expriment dans les sessions », ajoute Annie Eyt.

La possibilité est également offerte aux participants de passer des certifications sur les produits, et surtout certaines spécialités très pointues, pas forcément dispensées dans tous les pays (ou pas encore). « Ces centaines de certifications qui concernent aussi bien les développeurs, que les architectes, les responsables métier, les vendeurs, le marketing… », précise la dirigeante.

Pour environ 3000 euros, le participant peut disposer d’un pass complet, des vols, de l’hôtel, de la restauration, des soirées, etc. : une sorte de “all-inclusive”… A savoir : des partenaires Oracle proposent la possibilité d’intégrer ces dépenses au budget formation (sous certaines conditions).

Pour les partenaires, une quarantaine de sessions dédiées permet de faire le point sur les technologies et leurs bénéfices, d’appréhender l’intérêt des nouveautés et feuilles de route, de bâtir des argumentaires percutants, etc.

« Le partage de bonnes pratiques avec d’autres partenaires venant du monde entier ou de l’Hexagone est précieux pour nos activités. Les sessions et présentations sont très instructives et donnent généralement lieu à des rencontres et des échanges fructueux. Pour ce qui est des échanges avec les clients des autres partenaires. Quant aux clients, c’est plutôt chasse gardée… », reconnaît Pierre Fournier, avec un sourire.

Cerise musicale sur le gâteau

Et la dimension festive n’est certainement pas oubliée. Avec la logistique nécessaire à tant de personnes (bus, repas, boissons, etc.), Oracle invite les participants à plusieurs concerts simultanés.

Et ces concerts sont généralement mémorables : Pearl Jam, Jimmy Cliff, Kings of Leon et X en 2012 ; Sting en 2011 (ainsi que Tom Petty, the English Beat ou Ferris wheel) ; les Black Eyed Peas en 2010 (mais aussi Berlin, English Beat, Montgomery Gentry et Don Henley) ; Aerosmith en 2009 (et Roger Daltrey des Who, Three Dog Night, The Wailers, Shooter Jennings).

Petite nouveauté appréciable depuis 2012, de nombreuses petites scènes sont montées autour d’Union Square et dans les rues alentour, sur lesquelles se produisent des musiciens plus ou moins renommés devant des passants agréablement surpris.

Pour la cuvée 2013, Oracle annonce Maroon 5 et The Black Keys. Une autre bonne raison de s’y rendre ?


Les grandes annonces de l’Oracle Open World 2012, en images

Les grandes annonces de l’Oracle Open World 2012, en images

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Les grandes annonces de l’Oracle Open World 2012
50.000 à 60.000 participants étaient inscrits aux séances plénières. © TechWeekEurope.it.


Auteur : José Diz
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