Oracle lance une version surgonflée d’Exalogic

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Plus puissant, plus flexible, plus intégré… Dans la course à la puissance des nouveaux mainframes « l’ouverture en plus », Oracle avance un nouveau pion face à IBM, HP, et consorts avec son Exalogic Elastic Cloud X4-2,

Positionné comme bloc de base du datacenter d’entreprise, Exalogic cible le marché très juteux de la consolidation matérielle et applicative. Un terrain ou la présence d’IBM, HP, Cisco, Dell, Hitachi, Fujitsu et autres dynamise la course à l’innovation et à la puissance. La consolidation informatique reste le besoin le plus criant pour les entreprises, sur lequel elles peuvent chiffrer à priori les gains les plus évidents afin de justifier ces investissements conséquents.

De la puissance brute sur mesure

Sur sa gamme Engineered Systems, le constructeur/éditeur lance une solution plus robuste, plus dense avec Exalogic Elastic Cloud X4-2, proposé en quatre versions : full, half, quarter et heigth rack. Une évolutivité qui permet de lisser les investissements, avec possibilité de montée en charge sans rupture ni remplacement.

Qualifiée de “fondation pour les applications critiques”, la nouvelle plate-forme matérielle peut recevoir jusqu’à 720 cœurs en configuration full (384, 192 et 96 pour les autres versions), 7,5 To de mémoire (4 To, 2 To et 1To) épaulés par 24 Go de mémoire flash, et un stockage intégré de 80 To (tous modèles). La connectivité a été soignée avec jusqu’à 32 ports 10 Gigabits Ethernet (en haut de gamme, 16 pour les autres) et 4 switches Infiniband (en haut de gamme, 2 pour les autres).

Enfin, le rack complet peut exécuter jusqu’à 30 nœuds serveurs (16, 8 et 4 pour les autres versions) comprenant chacun 2 processeurs Intel Xeon cadencés à 2.7 GHz (soit 12 cœurs), 256 Go de RAM à 1600 MHz, 400 Go de stockage SSD en Raid 1, un adaptateur dual­-port QDR InfiniBand (PCIe), un port Gigabit Ethernet pour la gestion et une alimentation redondante. Bien entendu, ces nœuds peuvent être ajoutés ou supprimés sans arrêt de la machine.

Oracle souligne que sa plate-forme autorise une consolidation d’architectures différentes sur un rack unique, en réduisant les coûts et les besoins en gestion/supervision : virtualisation au niveau matériel (bare metal), virtualisation à base de modèles (templates), ou de type IaaS.

Une pile logicielle revisitée

Côté système d’exploitation, l’entreprise pourra choisir entre Oracle Linux et Oracle Solaris. La pile logicielle repose sur le bus de communication bas niveau Oracle Exabus qui prend en charge la connectivité entre les composants serveur, stockage et réseau d’Exalogic : firmwares, pilotes de périphériques et API applicatives au-dessus d’Oracle Infiniband. Enfin, une intégration spécifique avec les composants de la couche Oracle Cloud Application Foundation assure un accès distant et direct à la mémoire avec une très faible latence. La solution utilise Oracle VM Server for Exalogic pour héberger les serveurs virtuels exécutant une version optimisée d’Oracle Linux.

Oracle_ElasticCloud42Les fonctions évoluées et la haute disponibilité sont confiées à Oracle Traffic Director : équilibrage de charge, aiguillage complexe et granulaire de trafic, mesure du trafic. Son intégration à Exabus favorise les performances, la gestion et la sécurité de la plate-forme.

Parce que les réductions de coûts et la consolidation nécessitent une gestion évoluée et globale, l’utilisateur passe par Exalogic Control pour mettre à jour firmwares et pilotes, créer et gérer les utilisateurs, gérer et superviser les ressources en temps réel, etc.

Sans oublier la gestion du stockage avec un logiciel intégré pour les snapshots, le clonage de volumes, la réplication distante pour sauvegarde et restauration.

Consolider et redéployer

Selon Oracle, l’entreprise peut déployer ses applications critiques virtualisées sous Exalogic avec des performances proches des environnements natifs via les composants Oracle VM Server et Oracle Virtual Assembly Builder (voir notre article).

Afin d’accélérer les temps de consolidation et de déploiement en toute sécurité, Oracle propose ses Exalogic Oracle VM Templates for Oracle Applications pour réaliser ces tâches en quelques minutes. Ces assistants préconfigurés intégrant les meilleures pratiques selon des scénarios préétablis. Toutefois, ils concernent (comme leur nom l’indique) uniquement les applications Oracle, voire seulement une partie d’entre elles.

Bien entendu, tous ces composants Oracle sont certifiés et utilisent pleinement les technologies In-Memory d’Oracle (voir notre article).

OpenStack devrait ouvrir l’environnement d’ici peu

Au cœur de cet environnement “très Oracle”, l’éditeur réaffirme son désir d’ouverture et rappelle qu’il poursuit l’intégration de Nimbula Director avec Exalogic afin de rendre son environnement compatible (via API) avec OpenStack. Il facilitera ainsi le fonctionnement transparent et sans interruption entre Exalogic et son Cloud public.

Bien entendu, si cette intégration d’OpenStack est réalisée dans les règles de l’art, la compatibilité s’étendra même jusqu’à toutes les plates-formes compatibles avec cette technologie. Y compris les environnements IBM et HP…


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Auteur : José Diz
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