P2P: Kazaa marque encore un point devant la Justice

Régulations

Un juge américain autorise l’éditeur à poursuivre les grandes maisons de disques et les studios de Hollywood!

L’industrie américaine du divertissement pensait avoir la justice de son côté dans son combat contre le ‘peer-to-peer’ (P2P). C’est raté. Un tribunal fédéral américain a autorisé Sharman Networks, propriétaire du système d’échange de fichiers Kazaa, à engager des poursuites judiciaires contre les grandes maisons de disques et les studios de Hollywood.

Un retournement de situation inédit qui ne fait du tout rire cette industrie: cette dernière multiplie les procès contre les plates-formes de P2P et les internautes. Mais selon le tribunal, Kazaa a le droit de porter plainte pour violation de la vie privée, envois de messages menaçants ou encore pollution des réseaux… Les géants du disque et du cinéma avaient demandé au tribunal de rejeter la plainte de Sharman, mais le juge Stephen Wilson s’y est opposé. Nouveau revers pour la RIAA Ce revers judiciaire supplémentaire vient s’ajouter à la légalisation de Kazaa décidée il y a quelques mois par un tribunal des Pays-Bas. Par ailleurs, la RIAA a déjà été attaquée par Verizon, un des premiers fournisseurs d’accès à Internet américain, qui refusait de communiquer les adresses IP de ses abonnés téléchargeurs. Las, un porte-parole de la RIAA s’est contenté d’affirmer que “si jamais ils poursuivent leur action en justice, Sharman aura beaucoup de mal à fournir des preuves pour étayer ses allégations”. Si les offensives de l’Industrie de la musique et du cinéma ont ralenti le phénomène du P2P, il est très loin d’être endigué. Kazza, première plate-forme utilisée par des millions d’internautes a sans doute encore de beaux jours devant lui malgré la prolifération des sites légaux de téléchargement.


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