P2P: les majors du disque repassent à l’offensive

Régulations

8.000 nouvelles plaintes dans 17 pays, l’industrie du disque met le paquet
pour s’attaquer aux pirates qui téléchargent de la musique? illégalement

Les consommateurs peuvent obtenir aujourd’hui légalement de la musique par des moyens qu’il était difficile d’imaginer il y a quelques années. Mais certaines personnes continuent de télécharger illégalement la musique, au mépris du respect de l’?uvre des artistes, des compositeurs et des producteurs.

Cette déclaration émane de l’IFPI, acronyme de International Federation of Phonographic Industry, un organisme international chargé de faire respecter les droits d’auteurs de l’industrie phonographique dans le monde.

L’IFPI, Fédération internationale, fédère les majors du disque. Et ces dernières sont depuis longtemps entrées en guerre contre les internautes qui téléchargent illégalement de la musique, accusés de tous les maux, et en particulier de la chute des ventes, marquant ainsi la propension de cette industrie à masquer les vraies difficultés d’un marché qui doit affronter les nouvelles technologies par une croisade anti pirates.

Les maisons de disques ont déjà engagé des dizaines de milliers d’actions en justice, 18.000 aux Etats-Unis, 13.000 dans le reste du monde. Et l’IFPI a repris le relai, en particulier en Europe où elle a déjà ouvert un nouveau terrain de chasse.

Elle vient de lancer 8.000 nouvelles plaintes judiciaires dans 17 pays. Elle vise en particulier le Brésil, qui aurait accumulé plus d’un milliard de téléchargements illégaux en 2005, et entraîné une chute des revenus de l’industrie de moitié (des chiffres cependant difficiles à vérifier).

Au premier semestre 2006, les ventes mondiales de musique ont reculé de 4 %, malgré la progression du téléchargement en ligne, dont la part de marché a représenté 11 % des ventes totales.


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