Le portable Panasonic ToughBook CF-31 passe à l’Ivy Bridge

Poste de travail
Panasonic ToughBook CF-31 ordinateur portable

Panasonic a flairé l’opportunité d’une mise à niveau de sa gamme d’ordinateurs portables durcis ToughBook alors que point l’Ivy Bridge. Après le modèle CF-19, voici que le CF-31 se renouvelle.

Éminents représentants, depuis six générations, de l’informatique durcie façon Panasonic, les ordinateurs portables ToughBook se suivent et se ressemblent, non sans accrocher le train du progrès technologique, jusqu’à jouer les locomotives.

Preuve en est du CF-31. Le temps a passé depuis sa sortie (mai 2010), mais ce résistant s’affiche toujours comme une valeur sûre du catalogue de son constructeur. L’opportunité d’une mise à niveau ne faisait guère de doute alors que l’architecture Intel Ivy Bridge prend ses aises sur les ordinateurs portables. En a toutefois perduré la silhouette, celle d’une machine robuste qui adhère à la dernière révision du standard MIL-STD 810G.

Cette certification de grade militaire laisse entendre que l’armature du châssis immunise l’ensemble contre les chocs, les projections d’eau et les microparticules de poussière. Panasonic a mené à cet égard des tests de solidité, entre vibrations, chutes, passages en soufflerie, exposition à de fortes amplitudes thermiques, etc.

Cap vers l’Ivy Bridge

Le principal fait de gloire du CF-31 reste néanmoins le passage du cap Ivy Bridge, avec un processeur Intel Core i5-3360M double cœur à 2,8 GHz (3,3 GHz en mode Turbo), compatible vPro, HyperThreading, prêt pour la virtualisation et doté de 3 Mo de cache L3. Compte tenu du GPU HD 4000 à 650 MHz sollicité en configuration standard (il peut s’y substituer une carte ATI Mobility Radeon), l’enveloppe thermique atteint les 35 W en crête, sans impacter démesurément l’autonomie de la batterie amovible à 8550 mAh : 14,5 heures moyennant l’abaissement du seuil de luminosité à 60 cd/m².

La carte Mobility Radeon proposée en option est un modèle 7750M gravé à 28 nm et muni de 2 Go de DDR5 dédiés. Panasonic la considère peu énergivore, dans la lignée des 4 Go de RAM DDR3L basse consommation (1,35 V) extensibles à 8 Go. Pour maximiser l’autonomie, il conviendra de choisir un SSD de 128 Go ou 256 Go en remplacement du disque dur conventionnel de 500 Go livré par défaut.

Une configuration mastoc

Moins évolutive, la connectique reste généreusement fournie en standard : 5 ports USB, dont un en 3.0, une sortie HDMI et une VGA, un couple audio jack 3,5 mm en entrée-sortie, une interface FireWire, l’Ethernet Gigabit en RJ45… et quelques connecteurs particuliers. En l’occurrence, un D-sub à 9 broches, deux emplacements PC Card et ExpressCard, ainsi qu’une fiche pour antenne coaxiale à 50 ohms. Cette dernière améliorera la réception sans fil de la carte Wifi 802.11n dual channel Intel Centrino.

Le tout loge dans un châssis de quelque 3 mm d’épaisseur, pour 3,72 kg batterie incluse, sans les nombreuses options, GPS, lecteur d’empreintes digitales, Smart Card ou 3G HSDPA+ à 21 Mbit/s. À noter que la technologie Transflective Plus, qui permet à certains ToughBook de délivrer une luminosité jusqu’à 6500 cd/m² sans nécessiter de rétroéclairage, est aux abonnés absents sur le CF-31, qui plafonne à 1200 cd/m² sur son 13,1 pouces TFT à dalle tactile résistive.

Dans sa configuration de base, le CF-31 s’affiche à 3700 euros HT (4425 euros TTC), significativement plus onéreux que le CF-19, qui a marqué l’arrivée de l’Ivy Bridge sur la gamme ToughBook. Point commun entre ces deux PC, ils pourront notamment trouver place dans les véhicules de fonction, via une gamme de 10 stations d’accueil dévoilées le mois dernier, avec leurs plateaux de montage amovibles et leurs bras flexibles.


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