Paris n°11 au start-up index : portrait, forces et faiblesses

Régulations

Le rapport Startup Genome Project situe Paris en 11e position des écosystèmes pour start-ups dans le monde.

Le Startup Genome Project consacre une partie de son étude à chacun des 25 plus importants écosystèmes de start-ups suivis dans le monde. Paris n’y échappe pas, et occupe même la onzième place. Nous vous en proposons un résumé.

Portrait d’entrepreneur

Les entrepreneurs des start-up parisiennes ont en moyenne 33 ans, sont à 93% des hommes, à 95% diplômés  études supérieures (2 fois plus que sur la Valley), et à 37% des serial entrepreneurs.

A 75% ils évoluent dans des domaines techniques, ils travaillent en moyenne 9,88 heures par jour. Il sont 2,6 fois plus motivés par leur produit que par son impact, à 75% focalisés sur le B2B, et à 75% plus sur la nouveauté que sur la niche.

Il ressort également de l’étude que les projets des start-ups parisiennes sont répartis dans tous les domaines.

Points faibles, points forts, et financement

Face à leurs concurrents de la Silicon Valley pris pour référence, les points forts des start-ups parisiennes portent sur les performances de l’entreprise, et sur leur différentiation par rapport à la Valley.

A l’inverse, les points négatifs portent sur la faiblesse des talents et de l’esprit pionnier, sur la faiblesse du financement et plus généralement des projets.

Concernant plus spécifiquement le financement, Startup Genome considère 3 phases : découverte, validation et efficacité. Nos start-ups lèvent peu voire pas de fonds à l’initiative d’un projet (découverte). Elles lèvent 62% moins pour son lancement (validation) que sur la Valley, et 95% moins sur la troisième phase de consolidation (efficacité).

La taille du marché français, voire européen, pèse significativement sur ces positionnements.

Des clones…

Nos entrepreneurs seraient plus enclins à créer des clones qu’à jouer la carte de l’innovation et de la nouveauté. Ils sont plus motivés que leurs homologues à créer de nouveaux produits, mais deux fois moins motivés à changer le monde.

En revanche, la création d’une équipe est nettement plus considérée comme un challenge clé. Enfin, le modèle économique porte plus vers la licence que vers le locatif ou encore vers la publicité.

Coté technologies, les entrepreneurs parisiens sont plus marqués par les langages, PHP, Java, .Net, C++, et moins par Ruby et Python. Ils développent moins sur les mobiles et plus sur le non-web.

Ils s’intéressent moins aux marchés de niche. Ont moins de concurrence. Moins de mentors. Et ils affichent moins d’expérience sur le marché que leurs homologues de la Valley.

La place de Paris

Le rapport souligne que Paris est la seconde place d’écosystème des start-ups en Europe, après Londres, mais souffre d’un manque cruel de capitaux à investir. Ces derniers sont même considérés comme inexistants !

Il souligne le potentiel de nos entrepreneurs, mais doute de leur capacité à dépasser le milliard de dollars de chiffre d’affaires. En cause, le manque de capitaux, qui nuit au succès.

Le rapport Startup Genome Project conclut sur la nécessité de déployer des moyens d’inciter les investisseurs à investir (!) si Paris souhaite rejoindre le niveau global d’intégration des plus grands écosystèmes des start-ups.

Image © Wild Orchid – Fotolia.com

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